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Revers chinois

Lancement du satellite Belintersat 1 avec le même lanceur CZ 3B/G2, en janvier 2016. © CGWIC

Le satellite de télécommunications chinois Chinasat 9A a été lancé ce dimanche soir par une fusée Longue Marche 3B, trois jours après l’envoi de l’observatoire à rayons X HXTM. Mais il n'a pas atteint son orbite.

Le 18 juin à 16h12 UTC (18h12, heure de Paris), un lanceur Longue Marche 3B/G2 (CZ 3B/G2) s’est élancé du centre de Xichang, au sud-ouest de la Chine, afin de placer sur orbite géosynchrone le satellite de télécommunications Chinasat 9A (ou ZX 9A, pour Zhongxing 9A, initialement appelé Xinnuo 4). Avec neuf ans de retard (certaines de ses pièces ayant apparemment servi à la construction d’autres satellites), Chinasat 9A devait enfin assurer le remplacement du satellite Sinosat 2 (Xinnuo 2), lancé en octobre 2006, mais qui ne parvint jamais à déployer ses panneaux solaires après avoir atteint son orbite définitive –toujours occupée. Sinosat 2 devait être le premier satellite pour la télédiffusion directe (direct to home) réalisé en Chine, alors que son prédécesseur Sinosat 1 (Xinnuo 1) avait été développé par Aerospatiale, à Cannes, sur la base de la plateforme Spacebus 3000A.

 

Caramba, encore raté !

Le sort semble s’acharner puisqu’une défaillance semble s’être produite lors du second allumage du troisième étage du lanceur, et Chinasat 9A n’a pas atteint l’orbite visée, manquée de quelques 19 440 km (193 x 16 358 km, inclinée de 25,7°, au lieu de 35 800 km d’apogée). Si les contrôleurs au sol parviennent à corriger ce déficit d’altitude, en utilisant les réserves d’ergols dédiées aux manœuvres orbitales du satellite, ce sera au détriment de sa durée de vie, qui était prévue pour 15 ans.

Chinasat 9A pesait 5,1 t au décollage. Construit par la Société de sciences et technologies aérospatiales de Chine (Casc) sur la base de la plateforme de troisième génération DFH 4 (Dong Fang Hong), et équipé de 24 transpondeurs en bande Ku (de 36 MHz et 54 MHz), il devait être opéré par la société China Direct Broadcast Satellite, filiale de la Casc, fondée à Pékin en 2006 suite au regroupement de la China Satellite Communications Corporation et de la Sino Satellite Communications Company (Sinosat). Depuis la position 92,2°E, le relai devait fournir des services de diffusion de radio et télévision directe (DTH), Internet et différents produits multimédia à large bande vers la Chine, Hong Kong, Macao et Taiwan.

 

Vent en poupe malgré tout.

Si la Chine a été absente du théâtre des lancements orbitaux durant le mois de mai, cette mission marque la deuxième du moi de juin et la sixième de l’année (la troisième vers l’orbite GTO). Elle intervient trois jours seulement après le lancement du premier satellite astronomique chinois HXTM et la fin du deuxième ravitaillement automatique entre le vaisseau-cargo Tianzhou 1 et le laboratoire Tiangong 2. Début juillet, un deuxième vol du lanceur lourd Longue Marche 5 est également attendu.

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