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Remplacement des F-16 belges : vers un bras de fer entre l’industrie et la Défense ?

Le retrait des F-16 belges est prévu à partir de 2023. © FAB

C’est en définitive au politique qu’il reviendra de trancher dans le dossier du remplacement des F-16 belges. Mais, en attendant, c’est un petit bras de fer entre la Défense et l’industrie qui s’annonce. La première, très légaliste, entend défendre l’appel d’offre en cours, auquel la France n’a pas répondu, et ne souhaite pas s’exposer à des recours ou complications diplomatiques consécutives à un éventuel arrêt de l’appel d’offre, bien que la chose soit possible, en vertu d’un article de l’appel d’offre permettant à la Belgique d’y mettre fin si elle le souhaite. Selon plusieurs sources, la Défense s’apprêterait à remettre un avis négatif au gouvernement par rapport à la proposition française. Il se dit également, dans les couloirs de la Défense, et sans préjuger de la qualité des différents appareils, que le F-35 propose des garanties importantes de longévité de programme à laquelle la Défense belge a toujours été attentive.

Mais le son de cloche est bien différent du côté de l’industrie où on ne voit pas très bien ce que la Belgique aurait à gagner avec un F-35 dont le développement, la supply chain et même les services associés sont déjà bouclés dans le cadre de partenariats avec industriels et pays membres du programme. Plusieurs industriels que nous avons interrogés soulignent qu’au-delà des quelques contrats qui pourraient être recueillis dans le cadre de marchés de services, il faudrait que la Belgique fasse un choix qui permettra à l’industrie belge d’élever ses compétences. Et les regards se tournent donc vers la France qui a proposé à la Belgique – hors appel d’offres – de participer au développement du chasseur européen de prochaine génération. Et Dassault, via un récent courrier de la France à la Belgique, d’avancer également des retombées inédites pour la Belgique, équivalentes à 100% du contrat, soit 4 milliards initialement et 20 milliards sur la durée du programme. Sans compter quelque 1500 emplois au sein des partenaires du Rafale (Thales, Safran et Dassault) déjà très bien implantés en Belgique. Des arguments qui font mouche dans les milieux politiques francophones. 

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