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Actualité Défense

Remplacement des F-16 belges : le gouvernement belge partagé

Le retrait des F-16 belges est prévu à partir de 2023. © FAB

Le Rafale conserve-t-il toutes ses chances dans le cadre du marché belge de remplacement des F-16 ? Telle est la question qui divise actuellement le gouvernement belge. La France avait en effet décliné l’appel d’offres officiel pour proposer à la Belgique un partenariat stratégique approfondi. Une démarche qui avait conduit le gouvernement belge à la plus grande prudence arguant qu’une étude juridique serait nécessaire pour évaluer la situation.

Le ministre de la Défense est sorti du bois il y a quelques jours en constatant, au Parlement, « que la France n'avait pas répondu dans les règles à l'appel d'offres lancé par le gouvernement belge pour l'achat de 34 nouveaux avions de combat destinés à remplacer les F-16 ». « Je ne vois aucun élément qui n'aurait pas permis à la France de remettre une proposition gouvernementale détaillée conformément à ce qui était demandé dans le RfGP (le Request for Government Proposal, l'appel d'offres lancé en mars par son département), a-t-il ajouté en commission de la Défense de la Chambre. Dans ce cadre, je tiens à préciser qu'aucune offre de prix, ni aucune réponse n'a été transmise par la France aux 164 questions posées aux candidats dans le RfGP et qui aurait dû constituer la proposition gouvernementale attendue ».

En se fondant sur deux avis juridiques, l'un interne et l'autre externe, sollicités par le gouvernement, le ministre a ajouté que,  selon lui, « continuer à négocier avec la France en dehors du cadre de l'appel d'offres constituerait une « infraction » aux règles européennes de transparence, d'égalité de traitement (des offres) et de non-discrimination. Cela exposerait l'Etat belge à la critique et à des poursuites ». Il a souligné, dans le même temps, qu'il revenait au gouvernement fédéral dans son ensemble de répondre à une proposition de « partenariat approfondi » formulée début septembre par Paris autour du chasseur Rafale.

Un gouvernement qui a calmé le jeu. Le Premier ministre libéral, proche du Président Macron, se refuse à écarter la proposition française. D’autant qu’il se dit, dans les milieux gouvernementaux, que les avis juridiques évoqués par le Ministre de la Défense sont loin d’être aussi tranchés qu’annoncé. Affaire à suivre donc.

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