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"Reflet du monde" voit loin

Patrice Rosier travaillant sur la structure du RDM One © C.Cosmao

En quelques années le travail aérien piloté à distance a trouvé sa place dans le paysage aéronautique français. Après les premières années d’euphorie, place maintenant à l’innovation pour les PME du secteur, confrontées à une demande grandissante et une concurrence acharnée.

Loin des leaders du marché, des start-up de très petite taille trouvent leur place dans des domaines jusqu’alors peu exploités. « Reflet du monde », société innovante de Mérignac employant 4 personnes, a bien compris les enjeux d’un marché  quasi inexploré en France. Là où nombre d’entreprises proposent de la prise de vue très localisée RDM, elle développe depuis plus d’un an un drone hors normes destiné à la surveillance à longue distance appelé sobrement « RDM One ». La plateforme achetée sur étagère, est en cours de modification structurale pour accueillir différents capteurs, dans le spectre visible, l’infra rouge et le multi spectral. Face aux distances que le drone peut parcourir durant ses 4 à 5 heures de vol, la classique liaison sur 2,4ghz est remplacée par une liaison par satellite Inmarsat en cours de modification afin d’être allégée. Pour faire face aux défis technologiques que ce sont lancés les deux associés, Patrice Rosier, ingénieur aéronautique, et Lilian Marolleau, expert en prise de vue aérienne, sont épaulés par le Centre National d’Etude Spatial (CNES), la région Aquitaine et l‘Agence spatiale européenne (ESA) et plus d’une quinzaine d’experts indépendants.

« Une fois le RDM One monté, testé et validé, nous le proposerons aux différentes sociétés et institutions ayant besoin de drones endurants, telles que RTE, EDF, la SNCF et même des parcs animaliers à l’étranger », explique Patrice Rosier. « Au-delà de l’effet de mode grand public, les drones sont une révolution pour l’aéronautique », ajoute-t-il.

Alors que l’aboutissement du projet, prévu courant 2018, nécessite encore des investisseurs, les deux associés préparent déjà l’étape suivante et prévoient d’acquérir une version capable d’au moins doubler l’endurance du RDM One.

Face à une législation rigoureuse et restrictive quant aux plateformes télépilotées de plus de 25 kg, la société bordelaise à pris les devants en travaillant en amont avec la DGAC, afin de défricher un domaine encore très peu exploité dans l’Hexagone.

Non loin du pôle Technowest dont RDM était l’un des premiers droniste, le « CESA drone », une zone spécifique dédiée à la mise au point des différents prototypes, leur permet de développer et tester de nouveaux concepts en toute quiétude dans une « bulle » aéronautique qui leur est dédiée.

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