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Rapport du Sénat : Un programme pour le successeur de l'ASMPA est imperatif

Le rapport s'intéresse à la rénovation de la composante aéroportée de la dissuasion. © Armée de l'Air

Un rapport du sénat invite a moderniser la dissuasion nucléaire française. Les sénateurs estiment qu'il faut accélérer la livraison des MRTT et lancer un programme de remplacement de l'ASMPA.

Les sénateurs Xavier Pintat et Jeanny Lorgeoux ont présenté ce matin à la presse un rapport d'information intitulé "La nécessaire modernisation de la dissuasion nucléaire". Partant du postulat de la nécessité pour la France de conserver une dissuasion nucléaire crédible, les deux sénateurs passent en revue les programmes liés aux armes nucléaires en France.

Le rapport s'intéresse notamment à la composante aéroportée de la dissuasion qui est mise en oeuvre par les Forces Aériennes Stratégiques (FAS) de l'armée de l'Air et la Force aéronavale nucléaire (FANU) de la Marine Nationale. Les FAS opèreront jusqu'en 2018 des Mirage 2000N et des Rafale. A partir de l'an prochain, les deux escadrons de chasse des FAS seront équipés du Rafale B pouvant emporter, pour la mission nucléaire le missile de croisière ASMPA. Les FAS comprennent aussi la flotte de 14 ravitailleurs en vol C-135. Ceux-ci seront remplacés par 12 A330 MRTT. 9 appareils ont été commandés pour l'heure. Les sénateurs appellent à une accélération du programme de livraison des appareils qui doit s'étaler entre 2018 et 2024. Xavier Pintat a aussi expliqué qu'il serait souhaitable d'acquérir un à deux MRTT supplémentaires.

Un programme de rénovation de l'ASMPA est en cours de réalisation depuis 2016 et conduira à la mise en service de l'ASMPA-R à partir de 2022. Selon les sénateurs, l'ASMPA-R permettra à la France de conserver sa supériorité technologique jusqu'en 2035. 

A cette date il faudra pouvoir remplacer l'ASMPA-R par un missile de nouvelle génération, l'ASN4G (Air-sol nucléaire de 4e génération). Le rapport sénatorial considère que le lancement de ce programme est impératif pour maintenir la crédibilité de la dissuasion nucléaire française à l'horizon 2040. En le faisant évoluer, le futur missile pourrait être employé jusqu'en 2070.

En 2016, un objectif d'état major a été exprimé. Les sénateurs rappellent qu'il faudra trouver un compromis entre la furtivité et la vitesse du missile, le tout avec un coût maitrisé. Les niveaux de développement actuels laissent présager un missile plus long que l'ASMPA. Au delà du vecteur se posera aussi la question de la tête nucléaire et du porteur. En l'état actuel des connaissances les sénateurs estiment que le futur porteur pourrait être une nouvelle version allongée du Rafale. Un sujet qui a été évoqué avec Dassault qui a confirmé la faisabilité d'un tel projet a expliqué Xavier Pintat. 

Les sénateurs appellent aussi à la prudence, l'évolution rapide des technologies et notamment des capacités des systèmes de défense aériennes peuvent entrainer des ruptures. Xavier Pintat et Jeanny Lorgeoux invitent donc les spécialistes à se donner un maximum de temps avant d'arrêter les caractéristiques définitives du futur missile de croisière et de son porteur. L'objectif sera de disposer de la nouvelle arme d'ici 2035, le développement final de l'ASN4G pourrait donc n'être lancé qu'en 2024. En attendant il faudra poursuivre les travaux sur les technologies clefs pour ce type de système. 

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Commentaires

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  1. Ysgawin HADDAD
    le 29/06/17 à 09h36

    Quelqu'un pourrait-il rappeler à ces messieurs "y'a-qu'a" et "faut-qu'on" que c'est EUX qui votent le budget de la défense et que si ils veulent que ça aille plus vite ils n'ont qu'à trouver quelques centaines de millions supplémentaires...


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