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Rafale en Belgique : La France change de stratégie

La France propose un partenariat approfondi autour du Rafale à la Belgique. © Emmanuel Huberdeau

La France ne déposera pas de réponse à l'appel d'offre belge pour le remplacement des F-16. Paris propose cependant un partenariat approfondi.

La Belgique attendait aujourd'hui les réponses des industriels à son appel d'offre pour le remplacement des F-16 de sa composante Air. Comme l'a annoncé la presse belge, seuls les Etats-Unis avec le F-35 de Lockheed Martin et le Royaume-Uni avec le Typhoon du consortium Eurofighter ont déposé des dossiers.

Pour autant, la France ne renonce pas à l'idée de vendre le Rafale en Belgique. Florence Parly ministre des armées a annoncé le 7 septembre vers 16h00 qu'elle a proposé "au ministre de la Défense du Royaume de Belgique la mise en place d’un partenariat approfondi."

Selon le ministère des armées, ce "partenariat structurant, qui pourrait prendre la forme d’un accord intergouvernemental, comprendrait la fourniture de l’avion de combat Rafale (De Dassault Aviation NdlR), mais aussi une coopération approfondie entre nos deux armées de l’air dans les domaines opérationnels, de formation et de soutien, ainsi qu’une coopération industrielle et technique impliquant des entreprises des deux pays." 

"Déjà largement implantés en Belgique depuis la fin des années 60, avec neuf entreprises filiales, plus de 3 000 salariés belges dans des emplois à haute valeur technologique, un réseau de plus de 800 fournisseurs référencés et plus de 800 M€ de commandes annuelles à la Belgique, Dassault Aviation et ses partenaires proposent aux partenaires économiques des trois régions belges, une stratégie de coopération à moyen et long termes véritablement structurante pour l'avenir de l'industrie belge qui contribuera au renforcement de l'Europe de la Défense", a déclaré Eric Trappier, président de Dassault Aviation.

L'avionneur français en profite pour rappeler que "le Rafale a démontré de façon incontestable sa totale interopérabilité OTAN en opérations de combat. Ses coûts d'acquisition et d'utilisation sont connus et sans surprise, et sa conception garantit à la Belgique de rester à la pointe de la technologie dans les 40 à 50 années qui viennent".

En coulisse, il se dit que ce partenariat serait un moyen de passer outre un appel d'offre conçu pour favoriser l'offre américaine et pour lequel les français ou encore les britanniques n'auraient pas réellement de chances. Rappelons que les suédois qui proposaient le Gripen E de Saab avaient déjà jeté l'éponge. 

Le Royaume-Uni, l'Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le Danemark ont déjà choisi le F-35. La France estime que le choix du Rafale par la Belgique pourrait permettre de renforcer l'Europe de la Défense et son autonomie stratégique. 

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