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Quatre satellites Galileo pour Ariane 6

Vue d'artiste d'une Ariane 62 © Arianespace

Le premier contrat ferme du futur fer de lance européen a été signé ce matin : deux Ariane 62 embarqueront quatre nouveaux satellites de la constellation Galileo, entre la fin 2020 et mi-2021.

Avec de fortes présomptions sur son commanditaire et la nature de la mission, on attendait depuis plusieurs mois l'annonce du premier contrat ferme du futur lanceur lourd d'Arianespace. Il est donc institutionnel : il s'agira de lancer, à l'aide de la version Ariane 62 (avec deux propulseurs d'appoint), quatre nouveaux satellites du système de navigation européen Galileo, entre fin 2020 et mi-2021. Le contrat, signé ce 14 septembre avec l'Agence spatiale européenne (responsable du programme Galileo pour le compte de la Commission Européenne), prévoit également la possibilité d’utiliser le lanceur Soyouz depuis le Centre spatial guyanais.

 

18 satellites Galileo déjà lancés.

A ce jour, Arianespace a assuré la mise à poste de 18 satellites qui composent la constellation Galileo : 14 à l'aide du Soyouz depuis la Guyane (lors de lancements doubles), et 4 en novembre 2016 à l'aide d'une Ariane 5 ES. Deux autres missions avec ce lanceur sont encore prévues, respectivement le 12 décembre prochain et durant l’été 2018.

Ce premier contrat pour Ariane 6 s'ajoute aux premières options retenues par OneWeb en juin 2015 (trois lancements sur Ariane 62) et Eumetsat en début de semaine (Metop SG sur Ariane 62).

« Arianespace est particulièrement fière de se voir confier le premier contrat de lancement d’Ariane 6 par ses clients et partenaires fidèles, la Commission Européenne (DG Grow) et l’ESA, a déclaré Stéphane Israël, président exécutif d’Arianespace. Nous sommes honorés de la confiance de la Commission européenne qui, en choisissant de poursuivre le déploiement du programme Galileo avec deux lancements d’Ariane 62, devient ainsi le premier client ferme de notre futur lanceur dont le vol inaugural doit intervenir à l’été 2020. Par cette décision, prolongeant les deux missions prévues avec Ariane 5 ES, la Commission Européenne et l’ESA donnent un signal clef d’engagement en faveur de la prochaine génération de lanceurs d’Arianespace, qui réaffirme plus que jamais sa mission d’assurer à l’Europe un accès autonome à l’espace. »

 

La belle semaine d'Arianespace.

Ce contrat fort symbolique vient compléter les trois autres commandes annoncées cette semaine à l'occasion de la World Satellite Business Week, organisée à Paris par le cabinet Euroconsult : les lancements des satellites de seconde génération Metop SG-A1 et Metop SG-B1 pour le compte d'Eumetsat, l’organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques (sur Soyouz Fregat, entre 2021 et 2023) ; l'exercice de l'option pour les quatre derniers satellites O3b « première génération » de SES (sur Soyouz Fregat, en 2019) ; et le lancement, toujours pour SES, de l'imposant satellite SES 17 (sur Ariane 5 ECA, en 2021).

La course au premier client commercial d'Ariane 6, elle, reste ouverte, avec visiblement de nombreux candidats sérieux. Le choix final devrait tenir compte de leur engagement dans la durée.

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