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On n'arrête plus Ariane 5

7e mission Arianespace de l'année (4e pour Ariane 5). © S. Martin – ESA/CNES/Arianespace/Service Optique Vidéo CSG

Nouveau succès européen la nuit dernière (le 80e d'affilée pour le lanceur lourd Ariane 5), avec la mise à poste des satellites de télécommunications Hellas Sat 3/Inmarsat S EAN et Gsat 17.

Après un report de chronologie de 16 minutes (provoqué au niveau des installations sol du Centre spatial guyanais), le vol VA 238 d'Ariane 5, dont la fenêtre durait plus d'une heure, a correctement débuté le 28 juin à 21h15 UTC (18h15, heure locale), et s'est terminé sur un 80e succès consécutif depuis avril 2003, quatre semaines après la mission VA 237.

L'Ariane 5 ECA a ainsi placé sur orbite de transfert géostationnaire deux satellites de télécommunications, représentant une masse au lancement de 9 256 kg : HellasSat 3/Inmarsat S EAN, un « condosat » (plateforme accueillant charges satellites distinctes) construit par Thales Alenia Space pour le compte des opérateurs Hellas Sat (Grèce) et Inmarsat (Royaume-Uni), et Gsat 17, un satellite construit et exploité par l'Agence spatiale indienne (ISRO).

 

Contestation.

Le premier satellite, HellasSat 3/Inmarsat S EAN, devait à l'origine être lancé par SpaceX. Mais, après l'arrêt du Falcon 9 provoqué par l'explosion du 1er septembre 2016, avait basculé sur Ariane en décembre suivant, Arianespace parvenant à activer une option de lancement dans le semestre à venir.

Sa charge utile Inmarsat S EAN est notamment destinée à fournir de la connectivité en vol en Europe, en utilisant un système de connexion EAN (European Aviation Network), composé d’une composante satellitaire et d’une composante terrestre ATG (Air-to-Ground) opérant en bande S (2 GHz).

Cette solution est contestée par l'opérateur européen Eutelsat et les fournisseurs de services Panasonic et ViaSat, qui relèvent que les fréquences utilisées par Inmarsat lui avaient été attribuées pour un tout autre usage. Une action a donc été engagée auprès de la Cour de justice européenne.

 

Retrouvez le décryptage de cette affaire dans le n°2554 d'Air & Cosmos, à paraître le 30 juin 2017.

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