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Oman Air : restructuration puis privatisation

Un Boeing 737 d'Oman air © Cosmao

Oman Air fait bien partie des entreprises publiques que le gouvernement du Sultanat a décidé de privatiser au cours des prochaines années. Mais auparavant, la compagnie aérienne sera restructurée en trois filiales : l'une dédiée aux services au sol, l'autre au transport de fret et la troisième au transport de passagers, a précisé le ministre omanais des Finances, Darwish al-Baloushi. "Le processus de privatisation sera ensuite lancé au vu des résultats financiers de chacune des trois sociétés", a-t-il ajouté.

Comme les autres transporteurs de cette partie du Moyen-Orient, Oman Air est phase de forte croissance. Les résultats de trafic pour 2013 ne sont pas encore connus mais en 2012 le nombre de passagers transportés a encore fait un bond de près de 17 % à 4,43 millions. En 2008, Oman Air avait transporté un peu moins de deux millions de voyageurs. Le trafic de fret suit la même courbe de croissance. Du coup, les recettes font des progressions à deux chiffres. En 2012, le chiffre d'affaires s'était élevé à 899 M$.

Le problème est que cette croissance n'est pas rentable. Oman Air accumule les pertes. Celles-ci se sont élevées à 251 M$ en 2012, en légère baisse par rapport à 2011 (285 M$) mais toujours trop élevées aux yeux de l'actionnaire principal. Mais, Oman Air a aussi beaucoup investi, non seulement dans sa flotte pour accompagner le développement de son réseau mais aussi dans ses services au sol et en vol pour se mettre au niveau d'Emirates, Qatar Airways et Etihad.

La flotte d'Oman Air compte désormais sept Airbus A330-200/300, 17 Boeing 737-700/800 et quatre Embraer 170. Trois 737-800 supplémentaires ont été pris en location avec équipages mais une nouvelle commande de trois A330 a été prise en 2013. De lourds investissements qui "plombent" logiquement les comptes du transporteur. D'où la décision de l'actionnaire de restructurer pour mieux identifier les centres de profit et de pertes.

 

 

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