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Nouvel échec chinois en deux semaines

Préparatifs du vol inaugural du LM 5, en novembre 2016. © CAST

Le second vol du Longue Marche 5, le nouveau lanceur lourd chinois, s’est soldé par un échec. Il devait placer sur orbite un imposant relais de télécommunications expérimental.

Le fer de lance de l'industrie spatiale chinoise, le Longue Marche 5, avait été inauguré le 3 novembre 2016. Haut de 57 m et lourd de 879 tonnes au décollage, le véhicule est capable d'emporter des charges utiles de 23 tonnes vers l'orbite basse, et de 14 tonnes vers l'orbite géostationnaire. Au niveau mondial, il se place ainsi à la deuxième marche du podium des lanceurs lourds actuellement en service, derrière le Delta Heavy américain.

Pour sa seconde mission, dimanche 2 juillet, le LM 5 s’est vu confier l’imposant relai de télécommunications expérimental SJ 18 : plus de 7 tonnes au décollage (un record pour un satellite de télécommunications géostationnaire civil), une puissance de 18 kW, et un débit de 70 Gbps, grâce à sa plateforme de nouvelle génération DFH 5, intégrant de nombreuses innovations. Ainsi, SJ 18 s’apprêtait-il à améliorer l’accès à Internet et la réception de chaînes de télévision sur l’ensemble du territoire chinois…

 

Quatre échecs en moins d'un an.

Hélas, le lancement, débuté à 11h23 UTC depuis la base de Wenchang, sur l'île de Hainan (sud de la Chine), a échoué, suite à une « anomalie » intervenue en vol, et une enquête « approfondie » a été ouverte. C'est le second revers en deux semaines pour un lanceur chinois, après la mise à poste sur une orbite trop basse de Chinasat 9A, et le quatrième depuis août 2016.

Un troisième vol du LM 5 était prévu d’ici le 29 novembre, pour expédier la sonde Chang'e 5 vers la Lune, avec l’objectif de rapporter sur Terre des d’échantillons lunaires, plus de 40 ans après la mission soviétique Luna 24. Puis, en attendant l’envoi d’une sonde martienne en 2020, le LM 5 (dans sa version 5B, c’est-à-dire dépourvue de second étage), doit permettre l’assemblage de la future station modulaire chinoise, de 60 tonnes...

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