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Les Super Puma autorisés à reprendre l'air en GB et en Norvège

L'interdiction de vol dont ont été frappés les H225 et AS332L2 en Norvège et Grande-Bretagne a été levée... Mais les appareils ne retourneront en vol que sous certaines conditions. © Airbus Helicopters

L'interdiction de vol dont étaient frappés les Airbus Helicopters H225LP et AS332L2 Super Puma en Norvège aussi bien qu'en Grande-Bretagne a été levée vendredi 7 juillet 2017.

Les restrictions de vol dont sont frappés les Airbus Helicopters H225LP et AS332L2 Super Puma en Norvège aussi bien qu'en Grande-Bretagne ont été levées vendredi 7 juillet suite à une annonce effectuée conjointement par les administrations de l'aéronautique civile britanniques (CAA) et norvégiennes (Luftfartstilsynet).

Cette interdiction de vol faisait suite à l'accident ayant entraîné la mort de 13 personnes, sur la côte ouest norvégienne, le 29 avril 2016. Bien que cette restriction ait été assouplie en octobre 2016, l'interdiction de vol fut maintenue en Grande-Bretagne comme en Norvège, éloignant le Super Puma d'une des zones clé de l'industrie pétrolière.

La CAA a annoncé par ailleurs que les vols ne reprendraient pas immédiatement, mais que les appareils seraient autorisés à renouer avec les cieux une fois une série de contrôles, de modifications et d'inspections réalisés. En clair, chaque opérateur devra soumettre un dossier prouvant que la formation des navigants et l'équipement nécessaire sont en place. 

De son côté, Airbus Helicopters a procédé à des changements sur le second étage de la BTP avec le retrait et le remplacement d'un pignon entre autres, la mise en place d'intervalles d'inspection plus rapprochés. 

Reste que les opérateurs devront convaincre l'industrie pétrolière que la machine est désormais sûre, ce qui est loin d'être gagné puisque l'appareil a subi trois accidents fatals qui ont entraîné la mort de 33 personnes depuis 2009 (dont l'un, intervenu en 2013 à Sumburgh, était du à une cause opérationnelle et non mécanique).

C'est d'ailleurs à la suite du permier accident de 2009, intervenu en Ecosse sur la machine immatriculée G-REDL, que les détecteurs magnétiques avaient été installés dans la BTP, pour découvrir à temps une usure prématurée. Détecteurs qui ne purent empêcher la perte de l'appareil immatriculé LN-OJF en avril 2016.

D'autre part, les Sikorsky S-92 (qui lui aussi a été victime d'accidents et incidents, voir http://www.air-cosmos.com/le-sikorsky-s-92-dans-la-tourmente-a-son-tour-88635) et autres Leonardo AW189 se sont montrés être des remplaçants aptes au même travail qu'effectuaient les Super Puma en Mer du Nord. Airbus Helicopters aura donc un gros travail de conviction à réaliser avant de restaurer la confiance des opérateurs et de la clientèle envers la famille Super Puma.

 

 

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