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Le trafic aérien français passe la barre de 200 millions de passagers en 2018

Thomas Juin, président de l'UAF (Union des Aéroports Français) © Nicolas Vercellino/Air&Cosmos

Avec un total de plus de 206,4 millions de passagers, le trafic des aéroports français a passé pour la première fois la barre symbolique des 200 millions de passagers, soit une croissance de 4,8% par rapport à l'année précédente (contre +5,7% en 2017), selon le bilan annuel de l'UAF (Union des aéroports français). 

Même si ce dépassement montre qu'il y a toujours une bonne vitalité des aéroports en France, la croissance française est une fois encore mois forte que celle du trafic aérien européen qui, lui, a progressé de 5,4% (+7,7% en 2017). 

Avec 51,03% du trafic français (105,3 millions de passagers), les plateformes parisiennes continuent de représenter plus de la moitié du trafic même si cette part est en constante diminution. Les aéroports régionaux métropolitains ont eux un total de 88,6 millions de passagers, en hausse de 6%, tandis que les aéroports d'outremer ont accueilli 12,4 millions de passagers, soit une hausse de 4,2%. 

Le trafic low cost reste le moteur principal de la croissance des aéroports français. Les compagnies low cost ont contribué en 2018, à hauteur de 66,4% à la croissance française (contre 56,9% en 2017). Le trafic low cost représente maintenant 32% du trafic national (34% du trafic métropolitain). A noter que la part du trafic low cost est plus élevée dans les aéroports métropolitains : 46,4% du trafic des grands aéroports régionaux (plus de 1 million de passagers), 54,8% des aéroports régionaux (200 000 à 1 million de passagers) et 40,6% des aéroports de proximité, contre 22,3% pour les plateformes parisiennes. Après les ouvertures de bases en 2018 par plusieurs compagnies aériennes low cost (Volotea à Marseille, Easyjet à Bordeaux et Nice notamment), l'ouverture de nouvelles bases par Ryanair à Marseille, Bordeaux et Toulouse en 2019 devrait encore renforcer le poids des transporteurs low cost sur le trafic des aéroports français. 

L'impact des transporteurs low cost se fait sentir aussi sur les mouvements d'avions. Au total, 1,9 million de mouvements ont été répertoriés (+0,6%), en dépit d'une augmentation du nombre des passagers de +4,8%. Cette quasi stabilité montre que les capacités aériennes ont été optimisées, notamment sous l'influence des transporteurs low cost. Cette tendance se vérifie encore plus sur le long terme. En effet, de 2008 à 2018, le nombre de mouvements commerciaux a diminué de 4,75%, alors même que le trafic passagers a augmenté de plus 30% sur la même période. 

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