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« Le socle de la souveraineté européenne, c’est Ariane 6 et le Centre spatial guyanais »

Geneviève Fioraso participant au rassemblement étudiant C’Space, organisé par le Cnes et Planète Sciences, en août 2013. © CNES/Manuel Pédoussaut

Le succès de la « PIR » d'Ariane 6 réjouit la députée Geneviève Fioraso, qui accorde cette semaine une longue interview sur son rapport parlementaire consacré à l’avenir du secteur spatial français.

Geneviève Fioraso, ancienne Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et du Spatial, a réagi mercredi 14 septembre au lancement définitif du programme Ariane 6. Dans Air & Cosmos cette semaine, à l'occasion d'une interview de cinq pages, elle revient en détail sur le rapport parlementaire sur les perspectives de l'activité spatiale française qu'elle a remis le 25 juillet dernier au Premier ministre.

Voici le texte qu'elle a rédigé pour saluer le résultat positif de la revue d'étape du programme du futur lanceur lourd européen lors du Conseil de l'Agence spatiale européenne de mardi dernier : « Je me réjouis de cette décision prise à l’unanimité, qui confirme l’engagement pris en décembre 2014, au Luxembourg, lors du conseil interministériel de l’ESA où je représentais la France. Depuis 2012, comme ministre puis secrétaire d’état en charge du spatial, je me suis fortement mobilisée auprès de mes collègues ministres européens, membres de l’ESA, des agences nationales, en premier lieu le Cnes, de l’ensemble des partenaires industriels européens et d’Arianespace pour la réalisation de ce projet, plaidant sans relâche pour le maintien de la compétitivité de cette filière européenne d’excellence dont notre pays assure le leadership.

Cette décision vient renforcer la souveraineté européenne dans un secteur stratégique et très concurrentiel, marqué par la montée en puissance d’acteurs américains issus du numérique, comme Space X et, plus récemment, les Gafas (Google, Amazon, Facebook, Apple) ainsi que des pays émergents. Cette décision garantit donc un accès indépendant à l’espace pour les acteurs institutionnels et économiques européens. Cela concerne des applications aussi diverses que la défense, la surveillance, l’observation de la terre, la recherche scientifique, les télécommunications et l’accès à internet pour tous, la lutte contre le réchauffement climatique, l’agriculture de précision, la santé... Dans ce dernier domaine, la France est en pointe, ce qui va s’amplifier grâce au partenariat entre le Cnes et l’Inserm, signé à l’Elysée en début de semaine en présence du Président de la République et de nombreux chercheurs.

Fidèle à sa position de leader européen dans une filière duale, la France, dotée d’une équipe unie et mobilisée, a été un acteur déterminant dans le projet du nouveau lanceur, plus performant, plus compétitif, plus modulaire et plus évolutif. Aussi, je tiens, à nouveau, à féliciter l’ensemble des équipes partenariales (agences, entreprises, opérateurs...) coordonnées par Ariane Safran Launchers, entreprise dédiée à la réalisation d’Ariane 6, pour leur travail et leur implication dans un projet aussi structurant et stratégique pour notre pays et l’Europe, générateur d’emplois et de diffusion technologique dans toute l’industrie.

Le spatial constitue plus que jamais une grande chance pour l’Europe, pour son impact socio-économique, scientifique, sanitaire et environnemental. Mais il véhicule aussi des valeurs d’universalité et de projection dans l’avenir, que la période que nous traversons rend plus que jamais nécessaires. Avec cette nouvelle décision, l’Europe a montré qu’unie, elle était forte et savait collectivement relever les défis pour valoriser ses filières d’excellence. »

 

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