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Le sismomètre français Seis déployé sur Mars

L'instrument a été déposé à 1,60 m de l'atterrisseur. © NASA/JPL-Caltech

Une nouvelle étape majeure de la mission InSight vient d’être franchie : l’instrument français a été délicatement déposé à la surface de la planète rouge.

Il s’agit véritablement d’un second atterrissage : le 19 décembre (sol 22 de la mission), le sismomètre français Seis a été déposé sur le sol martien, à une distance de 1,60 m de l’atterrisseur InSight.

L’opération avait été autorisée le 13 décembre, et la pince fixée au bras télescopique robotique de l’atterrisseur avait saisi l’instrument trois jours plus tard. L’opération finale, également menée avec d’infinies précautions, a duré 45 minutes.

 

Approche méthodique.

« Même si InSight s’est posé, Seis, lui, n’a pas encore atterri : il nous reste encore 1,5 m à faire pour aller à la surface de Mars… », nous expliquait Philippe Lognonné, le principal investigateur de l’instrument, au moment de l’arrivée d’InSight sur Mars, le 26 novembre dernier (voir Air & Cosmos n°2619).

« Nous allons regarder les images qui nous parviennent de la zone d’atterrissage, afin de voir si elle est bien adaptée au déploiement du sismomètre. Il faudra également choisir où va être déposé le capteur allemand HP3, et à quelle distance doivent être placés les deux instruments l’un de l’autre. Il y a donc tout un processus qui est mis en place, qui va prendre presque quinze jours, et impliquer plusieurs membres de SupAéro, du LPGN, de l’IPGP, du LMD et du Cnes, en relation avec les Américains et les Allemands. Les propositions seront adressées à Bruce Banerdt (le PI de la mission à la Nasa), Tilman Spohn (le PI de HP3) et moi-même, pour validation. Ensuite, le bras robotique pourra prendre les instruments et les déployer sur le sol. »

 

Début des mesures fin janvier.

La prochaine étape est de recouvrir le sismomètre avec son bouclier de protection thermique et acoustique (Wind and thermal shield), en forme de dôme équipé de trois pieds.

Puis, fin janvier prochain, après que la sonde de température allemande HP3 ait été déposée sur le sol martien à son tour, les réglages et les mesures du sismomètre à large bande devraient démarrer, afin « d’écouter battre le cœur de Mars ».

Son fonctionnement est prévu durant une année martienne au moins.

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