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Le JPL retient son souffle en attendant l’arrivée de la sonde InSight sur Mars

Un atterrissage à haut risque © NASA / JPL-Caltech

Ce 26 novembre à 20h54 (heure de Paris), la sonde InSight doit se poser sur Mars, après un peu moins de sept mois de voyage. A son bord, le sismomètre français Seis.

La sonde américaine InSight doit se poser sur la planète rouge ce 26 novembre à 19h54 (UTC), au terme d’un voyage d’un peu moins de 145 millions de kilomètres, débuté le 5 mai dernier depuis la base militaire de Vandenberg, en Californie.

Tous les voyants sont au vert au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, à Pasadena, après une ultime correction de trajectoire, minime, effectuée hier afin de rattraper le décalage de 17 km constaté sur la zone d’atterrissage. Sur la plaine Elysée (Elysium Planitia), la météo s’annonce particulièrement clémente.

 

Confiance et stress.

Malgré tout, la tension est palpable au JPL. « Je suis complètement excité et complètement nerveux. Je suis confiant, même si je n’arrive pas bien à dormir », avouait hier Tom Hoffman, le chef de projet de la mission, lors de la conférence de presse L-1 (« Atterrissage moins un »).

Ce matin, de nombreux ingénieurs associés à la mission, américains, français et allemands, se sont levés avant le Soleil (pour ceux qui ont réussi à dormir), et sont arrivés tôt au centre de la Nasa, exceptionnellement ouvert dès 4 heures du matin, heure locale (13 heures à Paris) – et ce n’est pas du fait du décalage horaire qui affecte encore certains. Plusieurs d’entre eux nous confient avoir le ventre noué.

La salle de presse, moins de quatre heures avant l’atterrissage, est déjà pleine, et une nuée de caméras installée dans la zone réservée aux interviewes.

Jim Bridenstine, l’administrateur de la Nasa, est arrivé, et s’attend à vivre un grand jour : « C’est une sacrée affaire, nous déclare-t-il. Nous allons quand même nous poser sur un autre monde aujourd’hui ». Le 23 novembre, il avait publié sur son compte Twitter : « Nous préparons le prochain chapitre de l’exploration américaine. Nous avançons. Nous sommes la Nasa » – aidée tout de même sur cette mission par la France (qui a fourni le sismomètre Seis, l’instrument principal de la mission) et l’Allemagne (responsable du capteur de flux de chaleur HP3).

 

Sept minutes de terreur.

A 20h47 (heure de Paris) débutera donc la rentrée de la sonde dans l’atmosphère martienne, à une vitesse d’environ 2 000 km/h. Cette séquence automatisée, appelée EDL (Entry, Descent and Landing), est concentrée sur un peu moins de 7 minutes, et comporte une série d’étapes critiques, dont l’ouverture du parachute, le largage du bouclier thermique, le déploiement des pieds de l’atterrisseur et le rétrofreinage final. Chacune de ces étapes peut mettre un terme à la mission : ce sont les fameuses « sept minutes de terreur ».

Les deux cubesats MarCO qui ont accompagné la sonde InSight depuis son lancement permettront peut-être de confirmer rapidement la réussite de l’opération, en attendant le « bip » que la sonde est sensée envoyer depuis la surface de Mars à 21h01, et qui sera reçu sur Terre avec un délai de 8 minutes et 7 secondes...

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