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Actualité Défense

Le Général Lanata exprime les défis de l'armée de l'air

Les C-135 français pourraient entraver l'autonomie stratégique des forces armées. © Ministère des Armées

Lors de son audition devant la Commission de la défense, le 19 juillet, le Général Lanata a exprimé les enjeux auxquels l'armée de l'air est confrontée. En les mettant en avant, le CEMAA espère qu'ils seront pris en compte lors de la prochaine LPM.

Ressources humaines, engagements des forces, vieillissement et disponibilité des équipements sont autant de défis auxquels est confrontée l'armée de l'air. Ensemble, les aviateurs participent à un large spectre de missions, que cela soit sur le territoire national ou sur les théâtres extérieurs. Le Général Lanata constate ainsi que « nos moyens sont dispersés sur plusieurs opérations simultanées et sur plusieurs points d'appui au sein de ces théâtres. Il en résulte une pression supérieure sur nos capacités, notamment en termes de ressources humaines et de moyens logistiques ».

Cet important engagement des forces françaises se frotte à un paradoxe : « confrontée simultanément à une très forte contrainte budgétaire et à une nécessité de modernisation, l'armée de l'air a accompli un effort d'adaptation sans précédent », rapporte le CEMAA. L'armée de l'air a donc connu des restructurations et une évolution de son modèle, lequel s'est traduit par le plan « Unis pour faire face ». Il repose notamment sur la modernisation des « capacités de combat en préparant l'accueil de nouvelles capacités ». Malgré les efforts fournis, « l'armée de l'air fait face à des fragilités qui affectent l'ensemble de son système de combat. [...] Cette situation se conjugue à un niveau d'engagement durable et supérieur aux contrats opérationnels sur lesquels sont fondées les hypothèses de construction de la LPM. Les tensions qui en résultent usent les hommes et les équipements, et hypothétiquement les capacités de demain ». L'enjeu est donc de pouvoir continuer de mener à bien nos opérations et missions tout en préservant notre supériorité aérienne.

Pour cela, un effort concernant les aviateurs doit être fait, notre aviation de chasse doit poursuivre sa modernisation et nos pilotes formés. Enfin les défis posés par nos ravitailleurs en vol doivent être résolus. Les C135 français sont vieux et leur remplacement court jusqu'en 2025. Ces éléments peuvent faire naître une dépendance vis à vis de nos alliés et remettre en cause notre indépendance stratégique. L'effort de défense doit donc être revu afin de faire « face à ces déséquilibres préoccupants », met en garde le Général Lanata. En effet, l'armée de l'air joue un rôle crucial pour la Défense de la France. Elle fournit ainsi « cette capacité à agir en tout point du globe », elle « rend également possible l'intervention dans des délais que seule l'armée aérienne permet » et enfin elle « limite l'empreinte au sol de nos interventions ».

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Commentaires

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  1. Sébastien Pasquier
    le 11/08/17 à 08h01

    D'après ce qu'on peut lire ailleurs dans la presse, le Général a exprimé bien plus que les défis : il a carrément agiter le spectre du déclassement, lié à l'arrivée du F-35 chez nos alliés européens, en prenant notamment l'exemple de la RAF, et la crainte que l'Allemagne aille aussi vers le JSF.

  2. French Army Regiment
    le 15/08/17 à 01h43

    Comment veux tu remplacer un équipement vieillissant, sans avoir le budget pour ??? Nous avons de nouveau équipement, mais pas assez de budget pour pouvoir s'en munir et les entretenirs ! concernant les C-135 vieillissant, j'ai cru entendre parler d'une version de l'A400m en ravito, même si j'imagine que le prix d'un de ces A400M ravito est exorbitant comparé à celui d'un KC-135


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