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Actualité Défense

Le drone Patroller, c'est signé!

Signature du contrat d'acquisition du Patroller à Montluçon © Guillaume Belan

 

Après un report dû à des conditions méteo difficiles, l'avion de Jean-Yves Le Drian a pu se poser aujourd'hui. Le Ministre a ainsi pu rejoindre l'usine Safran de Montluçon pour assister à la signature du contrat Patroller. C'est donc ce mardi 5 avril, que le contrat d'acquisition du drone de Sagem (bientôt renommé Safran defence & electronics) a été officiellement signé entre Philippe Petitcolin, patron de Safran et Vincent Imbert, Directeur général adjoint de la DGA. Le marché s'élève à 300 M€ et couvre la livraison, d'ici à 2019, de 14 vecteurs aériens Patroller – soit 2 systèmes (un système étant composé de 5 vecteurs et d'une station sol) et 4 autres vecteurs pour l'entraînement et la formation des forces –, associée à dix ans de maintien en conditions opérationnelles (MCO).

 

Déjà fournisseur du Sperwer, Sagem se succède donc à lui-même dans la fourniture des drones tactiques à l'armée de Terre. Ce nouveau vecteur sera mis en œuvre par le 61e régiment d'artillerie. A la différence du drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), mis en œuvre par l'armée de l'Air, le drone tactique donne à l'armée de Terre un moyen aérien d'observation et de renseignement au plus proche des forces engagées au sol. Un rôle différent de celui des Reaper de l'armée de l'Air. "L'empreinte logistique sera beaucoup plus faible que le SDTI " qui nécessite près de 40 personnes, reconnait un officier du 61ème RA.

Ce choix en faveur du moto-planeur allemand Stemme S15 dronisé par Sagem a été dicté par des considérations purement techniques reconnaît le ministre de la défense.

Le système Patroller dispose d'une excellente boule optronique, développée grâce à des PEA accordés par la DGA. La plateforme civile est « simple, robuste, produite en série et nativement très discrète », indique un responsable chez Sagem. La boule gyrostabilisée Euroflir 410 offre d'intéressantes performances, capable d'identifier une arme individuelle à 3 km et un feu de campagne à 40. Cette nouvelle version de l'Euroflir 410 comprend une fonction télescope à fort grossissement et une caméra infrarouge Matis AP . Le radar est un produit Selex (groupe Finmeccanica), mais « il serait souhaitable maintenant de constituer une offre championne en insérant sur le Patroller les points forts du drone Watchkeeper de Thales, souhaite un haut responsable militaire, à savoir son radar et sa liaison de données sol. »

Avec 200 km de portée, le système retransmet en direct des images TV couleur/IR/radar en temps réel et haute définition.

Une troisième charge utile de guerre éléctronique (ROEM) est prévue à l'horizon 2025.

Sagem doit livrer à la DGA ses premiers systèmes début 2018 pour qu'ils soient qualifiés.

Sagem emmène derrière lui toute une série de sous-traitants. Le cluster Patroller regroupe un vingtaine d'entreprises de haute technologie, dont Vodéa spécialisé dans la compression de fichier ou Silkan dans simulation et la formation embarquée.

Jean-Yes Le Drian a souligné l'audace et l'agilité de Sagem, "le Patroller made in France à 85% représente 300 emplois qualifiés en France et sucité déjà l'intéret à l'export"





 

 

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Commentaires

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  1. jean francois Briand
    le 07/04/16 à 09h52

    Un drone qui nécessite une piste d'aviation pour sa mise en oeuvre est ce un bon choix pour un drone tactique pour l'armée de terre au plus proche des zones de combat?


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