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La Turquie lance son programme de turboréacteur militaire pour son TF-X

Rolls-Royce s'est associé avec le groupe turc Kale pour concevoir le futur turboréacteur destiné au chasseur TF-X. © Rolls-Royce Eurojet

Un accord-cadre a été signé entre la présidence des industries de défense et TR Motor, relatif au développement d'un turboréacteur turc, destiné au futur avion de combat turc, le TF-X.

La cérémonie s'est déroulée en présence du sous-secrétaire à l'industrie de la défense, Ismail Demir, le commandement des forces aériennes turques et les représentants de TR Motor, une société détenue à 55 % par BMC, un des plus grands constructeurs de véhicules commerciaux et militaires en Turquie, originellement fondée avec l'aide de British Motor Corporation en 1964, d'ou son nom et dont l'un des actionnaires principaux est le ministre qatarien de la défense.

Dans le cadre du programme, ce sera un turboréacteur double-flux qui sera conçu, avec l'objectif de développer le moteur, mais également ses sous-systèmes et composants avec l'aide d'usines ou d'entreprises turques locales.

Par le passé récent, Rolls-Royce s'était allié au géant turc Kale pour participer au concours relatif au contrat de développement du turboréacteur du TF-X. La participation du motoriste est aussi intéressante pour la Grande-Bretagne qu'est ne l'est pour la Turquie. Cette dernière veut s'affranchir des fournisseurs étrangers et développer sa propre technologie, tandis que Rolls-Royce conserverait ainsi sa capacité à développer des moteurs militaires, notamment dans le cadre de l'après Eurofighter Typhoon.

Mais la Turquie souhaite que Rolls-Royce partage des technologies sensibles, ce que le motoriste se refusait à réaliser, ne souhaitant pas qu'elles bénéficient à un concurrent étranger. La question principale repose sur l'exploitation des droits intellectuels liés au moteur et à son développement, que la Turquie veut détenir.

Ismail Demir a précisé que la Turquie ne réclamerait aucune propriété intellectuelle dans le cadre du développement et de la réalisation d'un prototype de turboréacteur, ce qui ne sera pas le cas d'un produit final (turboréacteur produit en série). Par ailleurs, d'autres offres internationales seront évaluées.

 





 

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