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La Terre dans l’oeil de Thomas Pesquet #11 : Bordeaux la nuit

Bordeaux de nuit, vue depuis l’ISS. © Twitter/@Thom_astro – ESA/NASA

Depuis son arrivée à bord de la Station spatiale internationale, le 17 novembre dernier, Thomas Pesquet réalise de splendides clichés de la Terre, qu’il diffuse sur les réseaux sociaux. Ici la ville de Bordeaux vue de nuit.

Le 23 janvier 2017, Thomas Pesquet a posté cette vue de Bordeaux de nuit, avec le commentaire suivant : « Re-Salut Bordeaux ! Aussi belle la nuit que de jour ».

L’image a été prise depuis l’ISS le 25 janvier dernier, à l’aide d’un Nikon D4 équipé d’un téléobjectif de 400 mm. Le Nord est à gauche de la photographie (vers 20h). Nous sommes au-dessus de Bordeaux.

Il est frappant de voir à quel point, la pollution du ciel nocturne par les lumières des villes est importante. Et cela partout où le monde est urbanisé. Les conséquences environnementales sont énormes, notamment en matière énergétique mais aussi sur la santé humaine et animale…

Nous sommes donc au-dessus de Bordeaux, et de son méandre bien reconnaissable. C’est bien entendu la Garonne qui s’écoule ici et va se jeter dans l’océan Atlantique via l’estuaire de la Gironde (commun à deux fleuves : la Garonne et la Dordogne) situé à plusieurs dizaines de kilomètres à l’aval. Bordeaux et son agglomération offrent une importante dichotomie dans leur développement urbain. Cela saute au yeux sur ce cliché pris la nuit depuis l’espace. La rive gauche située à l’ouest de la ville (en bas de la photo) est en effet bien plus développée que la rive droite située à l’est de la ville (en haut de la photo). Si la ville est peuplée d’environ 250.000 habitants, l’agglomération de Bordeaux approche les 900.000 âmes et son aire urbaine plus de 1,2 million.

Mais très vite, la densité du bâti laisse place aux parcelles agricoles cultivées. Elles sont pour la plupart des parcelles viticoles. Invisibles sur le cliché car plongées dans la nuit bordelaise, voici les quelques subdivisions du vignoble que l’on trouve : à gauche de la photo la région du Médoc (le long du fleuve et de l’estuaire), en haut de la photo (rive droite) la région de l’Entre-Deux-Mers, et à droite de la photo la région des Graves.

Un zoom sur le cliché permet de compter en centre-ville 5 ponts éclairés, même s’il existe un pont ferroviaire que l’on ne voit pas ici, mais surtout les très nombreux boulevards et avenues qui sillonnent Bordeaux. On remarque aussi en rive gauche, une sorte de périphérique intérieur, quasiment parallèle au méandre. Ce sont les boulevards Jean-Jacques Bosc, Albert 1er, George V, du Président Wilson, Pierre 1er, Godard, Alfred Daney et Aliénor d’Aquitaine qui forment ce tracé courbe.

Enfin, on observe les parcs, jardins et lacs de la région. Parmi eux, il est facile de repérer le grand lac du Parc des Expositions de Bordeaux, sur la gauche de la photo (rive gauche, au nord de la ville) dont la forme rappelle un piano à queue. En étant attentif, plusieurs ronds-points éclairés sont visibles en marges du lac, du côté nord. Juste à côté, deux équipements sportifs brillent de mille feux : le Stadium Vélodrome de Bordeaux et tout près, le récent Stade Matmut-Atlantique. Ce cliché est tellement net, que l’on peut s’amuser des heures à rechercher les nombreux points d’intérêts de la ville...
 

Gilles Dawidowicz est géographe, président de la commission de Planétologie de la Société astronomique de France.

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