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La surveillance de l'espace : les armées utilisent GEOTracker d'ArianeGroup

GEOTracker permet d'établir la situtation spatiale sur l'orbite géostationnaire. © ArianeGroup

En visite sur le site d'ArianeGroup aux Mureaux, la ministre des armées a insisté sur la nécessité pour les européens de disposer de capacités de surveillance de l'espace. Le commandement interarmées de l'Espace va justement bénéficier du système GEOTracker d'ArianeGroup.

Air & Cosmos présentait la semaine dernière le centre opérationnel de surveillance des objets spatiaux (COSMOS) de l'armée de l'Air (Numéro 2573 du 8 décembre 2017). Ce centre utilise le radar Graves pour la détection et le suivi des objets spatiaux en orbite basse et les radars Satam pour suivre les trajectoires des objets en ré entrée. Manquait une capacité permanente d'observation des satellites en orbite moyenne et géostationnaire (Même si des expérimentations avaient été réalisées).

Pour bénéficier d'informations sur les satellites se trouvant en orbite à 36 000 km de la terre, le Commandement Interarmées de l'Espace (CIE) a signé un contrat avec ArianeGroup pour bénéficier des données recueillies par son réseau mondial d'observation GEOTracker. Lequel a été conçu pour suivre avec précision les satellites en orbite moyenne et géostationnaire. L'accord a été signé cet été ont annoncé ArianeGroup et le géneral Breton commandant du CIE. ArianeGroup entretiendra pour les armées un catalogue des satellites géostationnaires et pourra travailler sur des zones particulières en fonction des besoins des militaires.

Le système GEOTracker est le fruit de dix années de travaux. Il repose sur six télescopes basés au Chili, en Espagne, en France et en Australie afin de couvrir l'ensemble de l'orbite géostationnaire. Bien qu'il soit encore en cours de développement, selon ArianeGroup GEOTracker démontre l'intérêt de technologies bas coût pour ce type d'applications. Les télescopes sont en effet des matériels amateurs qui ont été adaptés. Le CIE est le premier client de ce réseau. Les échanges entre les armées et ArianeGroup devraient permettre au système d'évoluer progressivement. 

En visite le 14 décembre sur le site d'ArianeGroup aux Mureaux, Florence Parly, ministre de la défense a insisté sur la nécessité pour la France et ses partenaires européens de disposer de moyens de surveillance de l'espace : "Nous devons nous doter de notre propre cartographie complète, pour identifier tous les objets en orbite et les détecter en amont afin de dissuader d’éventuels agresseurs." La ministre a notamment estimé qu'il faut que les européens unissent leurs efforts dans ce domaine : "Aujourd’hui, c’est pour la construction d’un système de surveillance de l’espace que nous devons parler d’une voix, européenne".
 

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