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La première sonde lunaire privée poursuit sa route

La sonde en position haute du Falcon 9 avant l'encapsulation © SpaceIL / SpaceX

Le 22 février, un Falcon 9 de SpaceX a placé sur orbite translunaire l’atterrisseur israélien Beretshit, qui doit se poser sur notre satellite naturel en avril prochain, après un périple de sept semaines.

La deuxième mission de l’année pour SpaceX, intervenue le 22 février depuis la base de Cape Canaveral (Floride), a permis de placer sur orbite de transfert géostationnaire le relais de télécommunication indonésien PSN 6 et le petit démonstrateur technologique S5 de l’US Air Force, mais également d’expédier vers la Lune l’atterrisseur israélien Bereshit (Au commencement, en hébreu), premier engin privé du genre.

Le Falcon 9 qui a servi pour l’occasion était équipé de l’étage B1048, déjà utilisé en juillet et octobre 2018 – à paraître ce vendredi 1er mars dans le n°2630 d’Air & Cosmos, le bilan de deux années de réutilisation d’étages par l’opérateur californien.

Après cette nouvelle mission sans faille, conclue par un atterrissage de nuit sur la barge Of Course I Still Love You positionnée au large des côtes de Floride (marquant la 34e récupération réussie par SpaceX depuis décembre 2015), l’étage devrait être affecté à la mission suborbitale de test d’abandon en vol de la cabine Crew Dragon (pour le moment prévue en juin), pour une quatrième et dernière utilisation.

 

Rescapée du Google Lunar XPrize.

Initialement décidée pour participer au concours Google Lunar XPrize (abandonné fin janvier 2018, faute d’avancement suffisant des participants au-delà de la date limite), la sonde Bereshit a été construite par l’association israélienne SpaceIL, avec le soutien de l’industriel aérospatial IAI (Israel Aerospace Industries). Elle pesait un peu moins de 600 kg au décollage.

« C’est une étape historique pour toutes les nations et l’espace commercial que d’élargir nos collaborations au-delà de l'orbite terrestre basse et de la Lune », s’est félicité sur Twitter Jim Bridenstine, l’administrateur de la Nasa, après le lancement.

 

Une réinitialisation imprévue mais sans conséquence.

La sonde Bereshit a d’abord été placée sur une orbite elliptique de 250 x 69 000 km, inclinée de 27,6°, puis a déployé ses trains d’atterrissage. Son moteur principal a été allumé pour la première fois deux jours plus tard, 30 secondes durant, pour se placer à 69 400 km de la Terre.

Une nouvelle manœuvre de changement d’orbite devait intervenir le 25 février, mais a dû être repoussée après que l'ordinateur de bord ait été victime d’une réinitialisation inopinée, visiblement sans gravité.

La mise sur une orbite elliptique de 400 000 km d’apogée était jusqu’alors prévue le 20 mars prochain, suivie d’une satellisation autour de la Lune le 4 avril, pour une tentative d’atterrissage une semaine plus tard.

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