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La Corée du Sud s'intéresse au S-3 Viking

Le Lockheed Martin S-3 Viking équipera la marine sud coréenne si les résultats des tests sont concluants. © U.S.Navy

La Corée du Sud a fait savoir qu'elle pense acheter des S-3 Viking de lutte anti-sous-marine (ASW). Le pays cherche à remplacer les S-2 Tracker toujours en service, qui ont aujourd'hui la charge de cette mission aux côtés des P-3 Orion.

Quelques appareils seront testés par la marine de la République de Corée du Sud. Si les résultats sont concluants, le pays pourrait se porter acquéreur de 12 machines. Celles-ci seront prélevées sur les 110 appareils actuellement stockés sur la base de Davis Monthan en Arizona. La solution serait assez peu coûteuse pour le constructeur Lockheed, puisqu'il s'agira de remettre en état de vol et de moderniser les avions. 

Concernant l'équipement, rien n'est encore définitif. Nouvelles bouées acoustiques, détecteurs d'anomalies électromagnétiques, possibilité d'emport de torpilles... Le plan final de modernisation sera arrêté après le rapport du comité sud-coréen du Système de la Défense National qui testera les engins. 

La Corée du Sud est toujours en guerre contre son voisin du nord. Sa flotte aérienne est la sixième du monde avec 1 412 apppareils. Juste en face, la Corée du Nord arrive tout juste dans le "top 10" avec 940 aéronefs. Malgré des évolutions technologiques, cette partie du monde est encore principalement orientée sur le quantitatif plus que la supériorité technologique. Le contexte géopolitique et la taille des espaces d'évolution font que ces flottes sont principalement constituées d'avions et d'hélicoptères de combat et disposent de peu de tankers et moyens de transport. 

Développé durant la guerre froide, le Viking a la particularité de disposer d'un groupe auxiliaire de puissance, ce qui le rend totalement autonome lors de son démarrage moteur. Avec une autonomie d'un peu plus de 5 000 kilomètres, il assistera les seize Orion encore en service. 

Si l'avion entre réellement en service auprès de la marine sud-coréenne, cela pourrait amener l'aéronavale américaine à relancer le débat sur sa remise en service, en appui des C-2 Greyhound qui commencent à accuser le poids des années. 

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