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Actualité Défense

L’Armée belge a achevé l’analyse des offres de remplacement des F-16

Le gouvernement belge est profondément divisé sur la question du remplacement des F-16. © Force Aérienne Belge

Le groupe d’expert de l’Armée belge en charge de l’évaluation des différents candidats au marché de remplacement des F-16 a terminé son travail. Il a remis son dossier à l’Inspection des finances qui l’a elle-même remis, assorti de ses conclusions, au Ministre de la Défense. Ce dernier est actuellement en train de rédiger la note qu’il soumettra à ce sujet au Conseil des ministres, sans doute dans les prochaines semaines même s’il se refuse à donner un timing précis afin d’éviter de « s’enfermer dans un calendrier ».

Il semble dès lors que les péripéties de ces dernières semaines n’aient pas porté atteinte au respect du calendrier et qu’une décision au début de l’été soit toujours possible, même si on reste loin d’un accord politique sur le sujet. Au-delà de la procédure elle-même, il reste encore à évaluer le rôle que peut jouer la proposition française de partenariat stratégique « hors appel d’offres ». A ce stade, le groupe d’experts de l’Armée belge n’a pas pris en compte la proposition française et n’a évalué que le F-35 et l’Eurofighter qui ont remis des offres en bonnes et dues formes.

Et c’est là que les choses se compliquent. Une éventuelle prise en compte de la proposition française n’interviendra qu’à un stade ultérieur, lors du passage en Conseil des ministres. Si le Conseil tire la conclusion que les deux offres actuellement sur la table ne correspondent pas aux attentes de la Belgique, il pourrait utiliser l’article 5 de l’appel d’offres qui stoppe la procédure et qui permettrait de prendre en compte la proposition française. Si le Ministre de la Défense s’accroche au respect de l’appel d’offres, la France compte également des supporters notamment au sein du parti libéral francophone du Premier ministre. Ce parti sera particulièrement attentif aux retombées économiques pour la Belgique et son industrie aéronautique majoritairement active dans la partie francophone du pays. Des retombées que la Rafale Team et l’Eurofighter promettent généreuses (20 milliards pour le premier, 19 pour le second) là où Lockheed se fait plus discret.

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