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Ingénieurs : comment se faire embaucher chez Thales

Thales a réalisé 2 000 à 2 500 recrutements en France en 2016. Le groupe continuera à embaucher en 2017. © Thales

Air & Cosmos a décidé de décortiquer le marché de l'emploi dans la filière aéronautique. Avec, chaque semaine, un coup d'éclairage sur une entreprise du secteur. Pour démarrer cette série de la rentrée, consacrée aux ingénieurs, un zoom sur Thales.

Tout le monde connaît Thales. Avec 2 000 à 2 500 embauches en trois ans, dont 70 % d'ingénieurs, c'est un recruteur incontournable.

Le Salon du Bourget comme point de départ d'un processus d'insertion ? Rien que du très classique dans le secteur aéronautique. Alexandre Bordellier en est une des illustrations. Un petit tour par le stand Thales, en juin 2011, pour cet étudiant qui était alors à un an du diplôme de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne. Son objectif ? Décrocher son (dernier) stage long.

Une discussion à bâtons rompus : ses précédents emplois, sa passion pour les planeurs..."48 heures après, j'avais un opérationnel en ligne. Sept jours plus tard, c'était au tour de la direction des ressources humaines", raconte Alexandre Bordellier. Preuve que cette stratégie est payante. Et rapide. En mars 2012, il intègre la "supply chain" de Thales Systèmes Aéroportés. Cela fait maintenant quatre ans. Son stage a muté en contrat à durée indéterminée (CDI).

Toutefois, de plus en plus, les réseaux sociaux constituent aussi le point d'entrée. "Je m'y consacre chaque jour", explique Vincent Mattéi, responsable du recrutement France du groupe. Et de poursuivre :"Une activité qui prend de l'ampleur. Rien n'est plus dangereux d'ailleurs pour une entreprise que de ne pas répondre. Cette utilisation des réseaux sociaux vaut surtout pour les jeunes diplômés. Mais pas pour les ingénieurs en cybersécurité, qui se font rares sur la toile".

Place aux jeunes

Les ingénieurs ? Sur les 2 000 à 2 500 recrutements réalisés par Thales en France en 2016, ils représentent 70 % des nouvelles recrues. Avec un groupe en croissance, des départs en retraite programmés et une moyenne d'âge de 44 ans, les recrutements vont bon train chez le numéro un mondial des sonars, de la gestion du trafic aérien ou bien encore des charges utiles pour satellites télécom...

Et conformément au contrat de génération signé en 2013 et pour trois ans, au moins 30 % de ces embauches, toutes en CDI, portent sur des jeunes âgés de moins de 26 ans. On atteint même les 40 % de moins de 30 ans en 2016. Et demain ? L'élaboration d'un nouveau contrat de génération est en cours de discussion avec les partenaires sociaux de l'entreprise.

Les (bonnes) questions à se poser

Qui est Thales ? Pourquoi répondre à une offre d'emploi du groupe ? En quoi votre profil correspond ? Ces questions constituent la trame de l'échange. Aussi, Vincent Mattéi conseille-t-il "d'investiguer, de se renseigner sur les activités de l'entreprise, les marchés,...". Histoire de ne pas sembler tout découvrir pendant l'entretien.

Il y en aura deux pour les jeunes diplômés, trois pour un candidat expérimenté - après un premier par téléphone. "Bon candidat ou pas, l'entretien s'étale sur une heure. C'est important pour l'image de l'entreprise de ne pas écourter cette étape", explique Vincent Mattéi. Une thématique qui revient à plusieurs reprises au cours de l'interview. Preuve que la pression de l'emploi est plus partagée qu'il n'y paraît.

Pour autant, la sélection est de rigueur, voire drastique, et les questions sur la mutuelle ou les tickets restaurant rédhibitoires. De même qu'un CV avec des effets de couleurs. Des atouts à mettre en avant ? Des expériences à l'international et la maîtrise des langues étrangères. Sur le marché des ingénieurs, la concurrence est de plus en plus cosmopolite. "Notre stratégie de recrutement est d'augmenter le nombre de non Français dans l'Hexagone. Comme nos ingénieurs tricolores s'exportent bien, la concurrence joue dans les deux sens", souligne Vincent Mattéi.

Savoir se projeter

Le poste d'Alexandre Bordellier aujourd'hui ? Ingénieur supply chain et gestion industrielle. Il est passé de l'autre côté de la barrière : il recrute à son tour. L'un de ses leitmotivs : "faire rester ses nouveaux collaborateurs. Les garder motivés, investis". Autrement dit, se projeter, parler à moyen terme. Quelles sont les opportunités de rebond ? Voilà une question du meilleur effet chez Thales, véritable "pompe aspirante" d'ingénieurs.

Thales en chiffres

- 62 000 collaborateurs répartis dans 56 pays

-  6 000 recrutements dans le monde, dont 2 000 à 2 500 en France

- 14 Md€ de chiffre d'affaires

- 707 M€ de R&D autofinancés

 

 

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