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Halgand : des envies d'expansion et des emplois

Le manque de main d'oeuvre limite la croissance de Halgand. © Halgand

La PME poursuit sa croissance en 2018. Et cela va se traduire concrètement par des emplois. Enfin, si les candidats sont au rendez-vous.

Parler recrutement ? D’accord, pour quelques minutes. Et très vite Cyrille Halgand se prend au jeu. Fils du fondateur, il aime raconter son entreprise, l’usinage destiné à l’aérostructure –« le squelette de l’avion »… « L’histoire a commencé dans le garage de la maison, se remémore-t-il, mon père Roger était tout seul ». C’était en 1974.

Contraint de réduire son activité

Plus de quarante ans plus tard, Halgand SAS compte 250 salariés sur le site de Saint-Brévin-les-Pins, sans compter ceux installés au Maroc. Dopé par une croissance du chiffre d’affaires de 10 % par an, ce nombre total va progresser en 2018, d’une vingtaine de collaborateurs. Et quasi exclusivement grâce à la vitalité du marché français et sans prospection à la clé, ou si peu. « Notre commercial se cantonne à faire de l’entretien de clientèle, explique ce quasi quinqua qui a déjà passé 25 ans dans l’entreprise familiale. Seuls 10 % de son temps de travail sont dédiés à la prospection. Il ne faut pas ramener du boulot, on n’a pas les mecs pour cela. Faute de main-d’œuvre, on réduit notre activité. Tous mes collègues se plaignent, des clients comme les sous-traitants ou les concurrents. Rien que dans notre département de Loire-Atlantique, pas moins de 10 000 postes à pourvoir ont été recensés qu’en péniblement les écoles forment 200 jeunes par an. Si depuis trois ans, je n’avais pas ce problème, de 40 millions d’euros, le chiffre d’affaires frôlerait les 60 millions d’euros, et les effectifs s’établiraient à 300, contre 250 actuellement. » Tourneurs, fraiseurs, ajusteurs, chaudronniers, contrôleurs dimensionnels…. Autant de profils recherchés en 2018 comme en 2017, pistés sur Linkedin, courtisés sur Le Bon coin…

Des salaires attractifs

1 400 euros net, tel est le salaire de départ d’un opérateur débutant chez Halgand SAS. Tous les patrons ne sont pas aussi transparents sur le volet salarial. « Sur les 60 fraiseurs que compte notre maison, 10% perçoivent un salaire de 40 K€ annuels, près de 90 % dépassent les 1 600 euros net. Notre industrie offre des rémunérations intéressantes. »

Croissance externe ou pas ?

Et 2018 s’annonce sous les meilleurs auspices. Avec un rachat à la clé ? Cyrille Halgand ne s’interdit rien. « Tous les mois, je reçois deux demandes de rachat. Une croissance externe –comme récemment avec l’entrée dans le giron d’Halgand de Garos productique- ou un rachat par une tierce entreprise, ce n’est pas un sujet tabou. Mon seul devoir : maintenir l’entreprise à flot. Grossir n’est pas une fin en soi. Mais si c’est la meilleure solution pour Halgand SAS…. » Une réserve de 5 000 à 10 000 m² est en vue, et toujours cet investissement à hauteur de 15 % à 20 % du chiffre d’affaires. L’objectif de Cyrille Halgand est de réduire la dépendance à l’aéro-structure, pour élargir le champ vers le moteur, par exemple.

 

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