Logo Air & Cosmos

1er site francophone d'actualité aéronautique et spatiale

Actualité Applications Actualité Espace

Galileo au service de la sécurité routière et… du 1er avril

Principe de fonctionnement de l'eCall © Allgemeiner Deutscher Automobil-Club

Nous annoncions hier deux nouveaux services reliés au système Galileo : si le premier est bien réel et utile, le second n’est qu’une soupe… de saupe !

Depuis le lancement, le 15 décembre 2016, des « services initiaux » du système de positionnement par satellite européen Galileo, les applications concrètes se multiplient, à l’image des deux services mis en lumière ce mois-ci.

Le premier, appelé eCall, est un service d’alerte géolocalisé disponible à bord des automobiles. Il se déclenche automatiquement (en cas d’accident grave) ou manuellement (par exemple lorsqu’un automobiliste tiers assiste à un tel accident), en composant le numéro d’urgence européen 112 (équivalent de l’interconnexion des numéros 15, 17 et 18 français). Relié au système Galileo, eCall permet aux équipes de secours de connaître immédiatement et précisément le lieu d’intervention. Depuis ce 1er avril, suite à une décision du Parlement européen votée en 2015, sa présence est obligatoire à bord de toute nouvelle automobile produite pour être vendue au sein de l’Union européenne.

 

Attention : poisson !

L’autre système reste expérimental. Baptisé Saupe (Système d’Alerte Usagers par Positionnement Expérimental), il doit permettre aux usagers de visionner en temps réel la position des trains régionaux (TER), avec une bien meilleure fluidité que les applications déjà existantes de la SNCF, et éviter l’attente inutile sur les quais de gare. Développé à Poissons (Haute-Marne) par la startup Gali.net, Saupe doit être testé à partir du 2 avril, premier jour du mouvement cheminot, et fonctionner uniquement les jours de grève : « L’objectif est évidemment que les gens aient rarement besoin de s’en servir, nous confie Colin Maillard, fondateur de l’entreprise et concepteur de cette première application. En attendant, avec 25 journées de grève annoncées, les mois d’avril et de mai devraient être largement suffisants pour mener à bien toutes les expérimentations nécessaires avant la mise en route définitive du service, prévue début juin ».

D’autres applications devraient suivre : « Après le ferroviaire à l’aide du positionnement par satellite, nous allons nous attaquer au maritime, grâce aux données en libre accès du programme Copernicus, en particulier des satellites Sentinel, explique Colin Maillard. Nous avons notamment l’ambition de développer le suivi de certains gros bancs de poissons, dès le mois d’avril, afin d’aider les pêcheurs à améliorer leurs prises –dans le respect toutefois de l’environnement et des traditions. »

Mots Clés :

A lire également

Commentaires

Réagir

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.