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Finmeccanica veut prendre le contrôle d'ATR

Finmeccanica pousse depuis longtemps pour une version de 90 places mais qu'Airbus Group n'est pas prêt à suivre. © Cosmao

Finmeccanica, et très bientôt rebaptisée Leonardo, semble prête à vouloir prendre le contrôle d'ATR, le constructeur franco-italien de turbopropulseurs. Le président du groupe italien, Mauro Moretti, a clairement indiqué en assemblée générale des actionnaires "avoir ouvert des discussions avec Airbus pour prendre le contrôle" d'ATR, société détenue à parité par Finmeccanica et Airbus Group.

Une chose est sûre : Français et Italiens ne sont pas d'accord, et ce depuis un certain temps, sur la stratégie à suivre en matière de développement de la famille de turbopropulseurs. Les Italiens poussent pour une version à 90 places que les Français, au niveau d'Airbus Group, ne sont pas prêts à suivre, préférant continuer à améliorer par petites touches les appareils existants, ATR 42 et ATR 72.

Un des fervents partisans de cette version de 90 places est Filippo Bagnato, président d'ATR de 2010 à 2014, et désormais directeur général de Finmeccanica Aéronautique et de la division Avions. Reste maintenant à savoir si Airbus Group est prêt à lâcher ses 50 % dans ATR avec à terme la question du maintien de la ligne d'assemblage à Toulouse, sachant que les compagnons français pourront être mobilisés sur les programmes Airbus.

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Commentaires

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  1. mikeul best
    le 01/05/16 à 08h29

    ATR est au cœur de métier d'Airbus group ( things which fly ), gagne de l'argent , emploie directement plus de 1000 personnes (sans parler des fournisseurs français) et permet à la France de conserver une capacité technologie fondamentale en aéronautique la production d'une aile partiellement en carbone ( ATR72) . Pour se rapprocher des couts d'exploitation à l'heure de vol des nouveaux biréacteurs ( CSéries,Embraer E2...) il faut attendre: - une nouvelle génération de turbobrop (PW , GE y travaillent) -une nouvelle voilure par exemple haubanée ( voir les travaux de l'ONERA et de la NASA- TTBW) à fort allongement ( Hurel Dubois en 1955) - un fuselage plus léger : Airbus maîtrise cela avec de l'AL-Li , le composite reste problématique pour des avions régionaux à mon sens Quelle est la valeur ajoutée de Finmecanica sauf à déplacer le centre de décision en Italie et progressivement vider de son expertise cette belle réussite franco-italienne qui a le seul désavantage de ne pas faire travailler le partenaire allemand . La compensation sur les parts de MBDA n'est pas sérieuse sur le plan de l'EMPLOI.


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