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Feu vert pour le Space Rider

Vue d'artiste du Space Rider © Jacky Huart/ESA

Chaque fin de semaine, une photo qui a fait l’actualité. Le 30 novembre, l'Agence spatiale européenne a validé la poursuite des études du Space Rider, un mini-laboratoire autonome réutilisable embarqué par le lanceur Vega C.

Dans la lignée du démonstrateur de rentrée atmosphérique IXV (Intermediate eXperimental Vehicle) de l’ESA, qui avait accompli le 11 février 2015 un vol suborbital suivi d'un retour en mer, le Space Rider se présente comme un nouveau système de transport automatisé et réutilisable européen, embarquant des expériences diverses (jusqu'à 800 kg) pour des séjours orbitaux pouvant durer jusqu'à deux mois.

Prenant la forme d'une petite navette à corps portant (lifting body) et composé de deux modules, Space Rider sera lancé par le futur lanceur léger européen Vega C, à partir de 2021. Il est conçu pour être utilisé six fois d'affilée, sur différentes altitudes et inclinaisons en orbite basse, pour un coût de lancement unitaire de seulement 40 M€, remise en état comprise. Contrairement à l'IXV, le Space Rider reviendra se poser en douceur sur Terre, à l'aide d'une aile-parachute (parafoil).

L'Agence spatiale européenne a signé le 30 novembre le contrat pour l’ingénierie et le développement préliminaire du système avec ELV (European Launcher Vehicle), le constructeur de la filière Vega, et Thales Alenia Space, qui avait développé l'IXV, avec le soutien de l'Agence spatiale italienne (ASI). Le montant de l'accord s'élève à 36,7 M€, dont 60 % sont financés par l'Italie.

« La mission Space Rider représente pour l’Europe une avancée majeure dans la feuille de route de notre véhicule de rentrée atmosphérique », a déclaré Donato Amoroso, le PDG de Thales Alenia Space Italie. « Le véhicule sera réutilisable, ouvrant la voie à des applications de plus en plus exigeantes, incluant des étages réutilisables, des vols point à point, des avions spatiaux et même du tourisme spatial ».

 

Contrat pour Vega E.

Par ailleurs, le même jour, l'ESA a signé avec ELV un contrat pour amorcer une nouvelle version du lanceur Vega, dit Vega E, pour un montant de 53 M€. Tandis que Vega C doit entrer en service fin 2019, l'objectif de Vega E est d'offrir à l'Europe, à partir de 2025, un lanceur aux performances équivalentes, mais encore plus compétitif en terme de coût. Il sera équipé d'un étage supérieur cryogénique de nouvelle génération, Mira.

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