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F-35 : la France regrette le choix belge

La France, Airbus et Dassault ont souligné l'occasion manquée de renforcer l'Europe de la Défense. © Crown

La France a réagi avec mesure au choix effectué par la Belgique de s’équiper du F-35 au détriment de l’Eurofighter et du Rafale. Le président français Emmanuel Macron a déploré vendredi la décision de la Belgique d'acheter des avions de combat américains plutôt qu'européens. « Je regrette le choix fait. Il n'y avait pas que l'offre du Rafale, il y avait aussi l'Eurofighter, une vraie offre européenne. La décision est liée à une procédure belge, à des contraintes politiques du pays mais stratégiquement va a contrario des intérêts européens », a déclaré le Président Macron à Bratislava. Réponse à fleuret moucheté de la part du Premier ministre belge. « Il n'y a pas eu d'offre française, il y a eu une proposition qui ne correspondait pas aux critères de la procédure », a précisé Charles Michel, regrettant que le gouvernement français n’ait pas spécifié le prix de l'avion proposé. « Quand j'achète une voiture, avant qu'il y ait le bon de commande je veux savoir quel est le prix, ici nous ne le savons pas », a-t-il conclut en rappelant que d’autres pays ont également choisi l’appareil américain, « ce qui n’a donc rien d’extraordinaire ». Le Président Macron a quant à lui rappelé sa détermination à tout faire pour que les appels d’offres européens en matière de Défense soient remportés par des entreprises européennes. Un appel quand même partiellement entendu par la Belgique qui a commandé 442 blindés pour 1,6 milliards d’euros à la France.

Airbus, à qui la Belgique a acheté ces dernières années des A-400M, des NH-90 et un MRTT, a fait part de ses regrets et de son respect pour la décision souveraine de la Belgique. Le constructeur a rappelé les atouts de son offre autour de l’Eurofighter qui aurait rapporté plus de 19 milliards d’euros de contributions directes à l’économie belge et a souligné que son offre de partenariat aurait mis la Belgique sur le chemin du futur système de combat aérien franco-allemand (SCAF). Il s’agit donc « d’une occasion manquée de renforcer la coopération industrielle européenne au moment où l'Union Européenne est appelée à intensifier ses efforts en matière de défense », conclut Airbus.

Dassault Aviation a pour sa part déclaré ne pas être « surprise par cette décision du gouvernement belge dont la préférence de certains acteurs pour le F-35 est manifeste depuis longtemps ». L’avionneur français a également rappelé que l’offre globale de la France aurait apporté à la Belgique « un retour économique et sociétal dans les domaines de la haute technologie, évalué à 20 milliards d'euros sur 20 ans ». « Le choix du F-35 est un mauvais signal pour la construction de l'Europe de la défense. Une fois encore, nous constatons une préférence américaine en Europe», a conclu Dassault. 

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