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Eurosatory 2014 : Sagem maintient la pression avec le Patroller

Avec le Patroller, Sagem veut assurer la succession de son propre drone, le SDTI © Sagem

Pour Sagem, le message est clair : pas question de laisser Thales et son Watchkeeper s'emparer du marché de remplacement des drones SDTI (Système de drone tactique intérimaire) de l'armée de Terre. Pour la filiale de Safran, il ne fait aucun doute que le drone Patroller, actuellement exposé au salon Eurosatory, est le mieux placé pour remporter l'appel d'offres SDT (Système de drone tactique) qui doit être lancé par la DGA d'ici la fin de l'année, et dont le la fiche de caractérisation militaire (FCM) est actuellement en cours d'élaboration.

L'objectif fixé par l’actuel LPM prévoit l'acquisition de "10 à 20 drones d'ici 2017", sachant qu'une cible finale de 30 est également évoquée.

Le drone Patroller a pour lui quelques arguments qui vont au delà du simple aspect "made in France" (à Montluçon, plus précisement). Certes, il permettra la création de quelques 200 emplois s'il est choisi. Mais Sagem met surtout en avant que son engin non-piloté est mieux adapté aux besoin de l'armée de Terre qui cherche à se doter d'un drone pour des missions de surveillance et de renseignement, ainsi que pour le réglage de son artillerie.

"Le Patroller est un système dont la définition est récente, contrairement à celle du Watchkeeper dont le cahier des charges a été établi au début des années 2000", explique t-on chez Sagem. Conçu sur le base d'un motoplaneur Stemme S-15, le Patroller est un aéronef à train rentrant qui possède un certificat civil de type CS-23 (fourni par l'AESA), qui lui permettrait à priori de s'intégrer dans le trafic aérien en métropole. Plus gros que le Watchkeeper, il est plus autonome au roulage et peut également emporter sous voilure divers charges électroniques de type Comint/Sigint (écoute et renseignement) d'une masse de 100 kg. Son endurance est évaluée entre 20 et 24 heures, selon la charge utile.

Il a également pour lui d'intégrer une boule optronique de conception franco-française, fournie par Optrolead (une joint-venture de Sagem et... Thales!), à l'inverse du Watchkeeper qui possède un équipement d'origine israélienne fourni par Elbit Systems, qui fournit également la cellule (qui n'est autre qu'un Hermes 450).

Reste que la partie est encore loin d'être gagnée pour le Patroller. Si Sagem estime que son drone sera moins cher que le Watchkeeper, ce dernier à l'avantage de s'inscrire dans le cadre des accords politiques franco-britanniques en matière défense. Le Watchkeeper, commandé à quelques 54 exemplaires par l'armée britannique, a également fait l'objet de premières évaluations par l'armée de Terre et la DGA. Evaluations qui ont, semble t-il, donné satisfaction...

En attendant, Sagem poursuit et le développement et l'expérimentation de son drone. Ce dernier a récemment démarré des essais en vol équipé d'une nouvelle boule optronique gyrostabilisée : l'Euroflir 410 SP, doté de quatre voies (caméra jour/nuit, télémètre et un télescope à fort grossissement). Sur une hypothétique version de série du Patroller, cette même boule laissera donc sa place à une boule de "quatrième génération", dotée de 10 capteurs, fruit du savoir-faire de Sagem et Thales et commercialisée par l'intermédiaire d'Optrolead.

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