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Embraer a envie de revenir au turbopropulseur

L'EMB-120 Brasilia est le dernier turbopropulseur construit par Embraer. © Global Air

Près de 20 ans après avoir arrêté la production de son EMB-120 Brasilia, Embraer a des envies de revenir au turbopropulseur. Objectif : occuper toute la gamme des avions régionaux.

Embraer a commencé à interroger les compagnies aériennes sur une nouvelle offre turbopropulseur. Il s'agit de prendre "la température du marché", s'assurer d'une réelle envie avant de mobiliser les bureaux d'études. En fait, ces derniers ont d'ores et déjà dans leurs cartons des concepts de turbopropulseurs. Des concepts qui peuvent être "réveillés" et accélérés en fonction des réponses des futurs exploitants potentiels. Près de 20 ans après avoir arrêté la production de son EMB-120 Brasilia, Embraer a donc des envies de revenir dans le turbopropulseur. Objectif : proposer une gamme complète d'avions régionaux, occupant tout le segment des appareils d'une capacité inférieure à 150 places alliant jets et turbopropulseurs.

Pour Embraer, il existe une réelle fenêtre de tir. Le concurrent canadien Bombardier est certes présent sur les deux segments avec les CSeries et son Q400. Mais, Bombardier est toujours confronté à de forts enjeux financiers liés à la commercialisation et à la production de ses jets CSeries tandis que le Q400 a fort à faire face à l'ATR 72-600 sur le segment des 72-86 places. Et les ventes d'ATR en 2017 vont encore le confirmer. Aux yeux d'Embraer, la problématique d'ATR est différente. Le constructeur franco-italien est certes en situation dominante (75 % des livraisons, voire même plus/ndlr) sur le segment des turbopropulseurs avec deux modèles différents couvrant le segment des 50 à 86 places mais n'est pas dans la capacité de passer à des modèles plus grands, faute de vision stratégique commune entre ses actionnaires Airbus et Leonardo.

Pour Embraer, les brêches qu'offrent respectivement les situations d'ATR et de Bombardier sont donc l'occasion de pousser une offre technologique qui s'appuiera logiquement sur toutes les briques accumulées à l'occasion des programmes de jets régionaux E-Jets. Une affaire à suivre et que ne manquera pas d'utiliser le président d'ATR, Christian Scherer, pour convaincre Airbus et Leonardo de trouver un chemin commun.

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