Logo Air & Cosmos

1er site francophone d'actualité aéronautique et spatiale

Actualité Espace Actualité Vols habités

Elon Musk nous (re)vend la Lune

Une nouvelle version du BFR très tintin-esque © SpaceX

Chaque fin de semaine, une photo qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Ce 14 septembre, en annonçant (de nouveau) son premier passager privé autour de la Lune, SpaceX a utilisé un visuel inhabituel du lanceur BFR.

Comme d’habitude, l’annonce a été faite sur Twitter, sur le compte de l’opérateur de lancements californien, par l’intermédiaire de deux messages : « SpaceX a signé le premier passager au monde à voler autour de la Lune à bord de notre véhicule de lancement BFR –un pas important pour permettre un accès aux gens ordinaires qui rêvent de voyager dans l’espace. Découvrez qui va voler et pourquoi lundi 17 septembre [heure du Pacifique]. » « Seulement 24 êtres humains sont allés vers la Lune dans l’histoire. Aucun n’y est retourné depuis la dernière mission en 1972. spacex.com/webcast »

L’image jointe au premier message présente une version inédite du futur superlanceur BFR (Big Falcon Rocket), évoluant autour de notre satellite naturel avec une dérive très « tintin-esque », comme l’a immédiatement fait remarquer un abonné du compte d’Elon Musk. Lequel a répondu que c’était bien « intentionnel », après avoir confirmé qu’il s’agissait bien d’une nouvelle version par un lapidaire « Yes ».

 

Nouveau buzz interplanétaire.

Ce sera donc le 18 septembre à 3 heures du matin (heure de Paris), sur le site de SpaceX, que devrait être détaillée cette annonce, déjà retweetée plus de 18 000 fois, et qui interroge évidemment : quand est prévu ce vol (selon l’échelle de temps « Elon Time) ? Combien de temps doit-il durer ? Qui est l’heureux client ? Combien a-t-il déboursé ? Sera-t-il accompagné d’un astronaute expérimenté ? Quelle est cette nouvelle version du BFR ?

Une annonce pleine de suspense qui ressemble beaucoup à celle faite le 27 février 2017, et qui promettait déjà l’envoi de deux touristes autour de la Lune, à l’aide du lanceur Falcon Heavy et de la cabine Crew Dragon, avant la fin de l'année... 2018.

A l’époque, le milliardaire d’origine sud-africaine avait laissé la blogosphère spéculer durant près d'une journée. Cette fois, il faudra patienter quatre jours...

 

Un client... japonais ?

Répondant à un abonné qui lui demandait s’il ne serait pas le passager de sa propre fusée, Elon Musk a simplement posté un émoji représentant le drapeau du Japon.

Certains imaginent alors qu’il pourrait s’agir de l’homme d’affaires japonais Daisuke Enomoto (47 ans) qui avait failli devenir le quatrième passager payant à bord de la Station spatiale internationale, mais qui avait finalement été écarté pour des raisons médicales, à quelques semaines de son départ. Il avait été remplacé par Anousheh Ansari, sa doublure américano-iranienne, qui s’envola en septembre 2006.

D’autres avancent également le nom de l’entrepreneur Satoshi Takamatsu (55 ans) qui, entre janvier et mai 2015, avait servi de doublure à la chanteuse britannique Sarah Brightman. Mais, lorsque celle-ci se retira pour raison personnelles, il renonça à prendre sa place, jugeant ne pas être prêt pour mener à bien le projet artistique qu’il voulait associer à son séjour orbital. Son siège fut attribué au cosmonaute kazakh Aïdyn Aimbetov, qui vola en septembre 2015, et son vol repoussé à 2017, puis 2020.

SpaceX ou l’art du buzz... ou de l’écran de fumée ?

Mots Clés :

A lire également

Commentaires

Réagir

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.