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Dissuasion : 500e patrouille d’un SNLE

Les SNLE français ont cumulé 500 patrouilles de dissuasion. © Emmanuel Huberdeau

Cet été un sous-marin nucléaire lanceur d’engin à réalisé la 500e patrouille de l’histoire de la composante océanique de la dissuasion française.

Depuis 1972, en permanence la France maintient au moins un SNLE (Sous-marin nucléaire lanceur d’engins) en mer. Ces bâtiments sont équipés de 16 missiles balistiques intercontinentaux pouvant emporter jusqu’à 6 têtes nucléaires chacun. Les patrouilles durent en général 65 jours. 

A partir de 2019, les quatre SNLE de la classe "Le Triomphant" seront équipés du missile balistique M51 dans sa version M51.2 dotée de la nouvelle tête océanique (TNO) et dont la portée est supérieure à 6 000 km. La France a décidé d’adopter une approche incrémentale pour faire évoluer le M51. Les différents éléments composant l’arme, notamment les trois étages propulsifs sont adaptés un à un. A chaque nouveau standard, les éléments périssables sont remplacés et de nouvelles technologies sont intégrées. Le standard M51.3 est attendu au cours de la prochaine décennie et sera suivi d’un standard M51.4.

En 2016, la phase d’élaboration de la prochaine génération de SNLE a été lancée. L’objectif est de voir entrer en service ce nouveau type de sous-marin en 2033. Il a déjà été décidé de conserver le format actuel des missiles et du sous-marin afin que ces derniers soient compatibles avec les infrastructures actuelles à Cherbourg, Brest et l’île Longue.

La mission de dissuasion nucléaire dimensionne l’ensemble de la Marine. En effet chaque sortie de SNLE met en oeuvre la quasi intégralité des capacités de la marine nationale. Pour protéger le SNLE lors de son transit depuis l’île Longue jusqu’aux grands fonds il faut sécuriser les abords du goulet de Brest avec des troupes à terre, blanchir les zones de chenalage avec des chasseurs de mines, s’assurer que la zone de plongée du SNLE est claire (libre de tout bâtiment ou sous-marin étranger) avec des frégates, d’autre sous-marins, des ATL2, des hélicoptères. Des moyens satellites sont aussi mis à contribution. 

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