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Actualité Défense

Dassault frappe un grand coup en Belgique

La France propose un partenariat approfondi autour du Rafale à la Belgique. © Emmanuel Huberdeau

Plutôt discret jusqu’ici, Dassault a frappé fort ce 13 février à Bruxelles, dans le marché qui l’oppose à Lockheed et Eurofighter pour le remplacement des F-16 belges par 34 appareils de nouvelle génération. Devant la presse et dans le cadre du très select cercle néerlandophone De Warande, Éric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation, a signé pour le GIE Rafale International, 13 accords de coopération avec des industriels belges dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l'aviation de combat.

Ces accords, qui s'ajoutent à ceux déjà signés précédemment, portent à plus d'une trentaine le nombre de documents contractuels passés avec l'industrie belge et couvrent des domaines très variés qui vont de la maintenance de l'avion de combat Rafale, à la formation des ingénieurs, en passant par la participation à des projets de Drone, l'automatisation des lignes de production, l'additive manufacturing, la maintenance prédictive, la simulation, la recherche dans les matériaux avancés et les projets de Smart City.

Au cours de la cérémonie de signature qui a réuni les dirigeants de plus d'une douzaine d'entreprises, dont Sabca, Safran Aero Booster, Thales Belgium, Asco, Esterline, Flying Group, DronePort, ie-net, JDC Innovation, AKKA Belgium, Amia Systems, Ilias et Alt-F1, Éric Trappier a expliqué que ces accords seraient suivis de plusieurs dizaines d'autres accords similaires, de manière à atteindre les objectifs que les industriels de l'aéronautique français se sont fixés pour les retours industriels et sociétaux de l'offre faite à la Belgique dans le cadre du remplacement de ses avions de combat F 16.

Une sortie qui a également permis au patron de Dassault de rappeler les atouts de la proposition française sur ce dossier. Dassault a ainsi confirmé que la France ne rentrerait pas d’offre (Best and final offer) ce 14 février comme l’exige la procédure lancée par la Belgique. « Comme amis et comme voisin, nous proposons une offre beaucoup plus large à la Belgique mais qui ne cadre pas avec les limites de la procédure en cours, explique Eric Trappier. Nous proposons un partenariat stratégique qui va renforcer l’Europe de la Défense et l’industrie belge ».

Selon les Français, qui ont aussi leurs supporters au sein du gouvernement belge, rien n’empêche la Belgique de donner suite à la proposition française qui permettrait de doter la Composante air de l’armée belge du « seul appareil combat proven et totalement polyvalent actuellement disponible sur le marché ». « Notre proposition est juridiquement sure », a précisé Eric Trappier. Quant aux retombées promises à la Belgique à hauteur de 20 milliards d'euros en 20 ans (5000 emplois) et mises en doute récemment par le ministre de la Défense, Eric Trappier a rappelé qu’il n’était pas nécessaire de le croire sur parole et qu’il était prêt à donner des garanties.

La Belgique n’a pas encore pris attitude quant à la proposition française, laissant ainsi penser que le jeu reste ouvert. 

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