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Curiosity suscite l’espoir

Sur Terre, 90 % du CH4 a pour origine l’activité d’organismes vivants... © NASA/JPL-Caltech/MSSS

Deux nouvelles découvertes de l’infatigable rover américain, qui évolue sur Mars depuis bientôt 6 ans, constituent une avancée notable dans l'étude de traces de vie potentielles sur la planète rouge.

Annoncée avec grand bruit par la Nasa, la conférence de presse qui s’est tenue le 7 juin précédait la publication dans la revue américaine Science de deux articles scientifiques, consacrés à la découverte de nouvelles molécules organiques dans des roches martiennes d’une part, et à la mise en évidence d’un cycle dans les variations de concentration du méthane dans l’atmosphère de la planète rouge d’autre part, grâce aux résultats obtenus par le rover Curiosity de la mission Mars Science Laboratory (MSL). Pour mémoire, l’engin avait été déposé 6 août 2012 sur Mars, dans le cratère Gale, non loin du mont Sharp. Le 22 mars dernier, il avait dépassé les 2 000 sols martiens.

 

Des molécules organiques complexes.

Le premier article, intitulé Organic matter preserved in 3-billon-year-old mudstones at Gale crater, Mars, s’appuie sur les résultats des analyses de roches sédimentaires effectuées in situ à l’aide du laboratoire miniature Sam (Sample Analysis at Mars), opéré depuis le Centre spatial de Toulouse et le Laboratoire national de Los Alamos (LANL), en Californie. Elles ont permis de mettre en évidence la présence de molécules organiques complexes et volatiles, qui n’avaient jamais été observées sur Mars jusqu’à présent.

 

Fluctuations des teneurs en méthane.

Le second article, intitulé Organic molecules on Mars, confirme pour sa part, après plusieurs années d’analyse de l’atmosphère de Mars (toujours à l’aide de l’instrument Sam), l’émanation régulière de méthane (CH4), et révèle l’existence d’un cycle dépendant des saisons martiennes.

 

La quête continue…

Pour autant, il ne s’agit pas encore de la découverte de la vie sur Mars. La présence de molécules organiques et de méthane pourrait en effet constituer des biosignatures de formes de vie, mais leur origine pourrait tout aussi être abiotique, apportées par des météorites provenant d’astéroïdes et de comètes, ou de formations géologiques…

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