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Coavionnage : vers un nouveau rendez-vous réglementaire à terme ?

Pour avoir le droit de réaliser du coavionnage, le pilote devra au minimum détenir la qualif de vol aux instruments ou d'instructeur. © DR

La décision de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) d'encadrer les activités de coavionnage en France par le biais d'une consigne opérationnelle à effet immédiat (cf article du 23 août sur notre site) n'a pas manqué de susciter les réactions des plates-formes de coavionnage qui mettent en relation pilotes et passagers potentiels. Et notamment celle de Youssef Oubihi, fondateur de Coavmi. Ce dernier a été un des principaux acteurs des réunions de travail avec la DGAC sur cette problématique.

Tout en se félicitant que la DGAC ait abandonné son intention initiale d'imposer un certificat de transport aérien pour toute activité de coavionnage, Youssef Oubihi regrette néanmoins la mise en place "d'un millefeuille réglementaire" et "des incohérences sécuritaires". "La dérogation proposée par la DGAC est une première brique, mais ne devrait pas être, selon nous, la version finale", estime-t-il. Et de dérouler son argumentaire.

"Pour les vols circulaires, la limite des 30 min est bien trop courte. Cela reviendrait à presser le pilote, quels que soient les aléas rencontrés pendant le vol, pour que celui-ci soit certain de rentrer à temps pour ne pas changer de catégorie de vol. Nous retrouvons ici les problématiques liées à l'objectif destination", souligne le fondateur de Coavmi. Et de poursuivre : "Pour les navigations, il est illogique d'exiger l'IFR pour un vol en conditions de vol à vue. Cela revient à demander le permis moto pour faire du vélo et qu'en plus on vous interdise de faire de la moto !".

Et Youssef Oubihi d'enfoncer le clou : "De plus, nous n'avons pas reçu d'arguments valables de la part de la DGAC basés sur des statistiques ou raisons liées à des facteurs humains permettant d'appuyer ces dispositions. Nous, plateformes de coavionnage, avions rendu à la DGAC les conclusions de nos travaux effectués avec des experts en sécurité aérienne. Il est intéressant de noter que la DGAC n'en a pas tenu compte. Au lieu d'évaluer les risques sécuritaires liés au coavionnage, la DGAC l'encadre avec ceinture et bretelles".

"Nous avons donc l'impression que l'objectif de la DGAC n'est pas de construire un cadre sécuritaire au coavionnage, mais d'en limiter très largement l'usage", dénonce le fondateur de Coavmi. En fait, seul le retour d'expérience permettra à la DGAC de faire évoluer ou non sa décision dans un sens plus favorable au coavionnage. Aux pilotes concernés de désormais faire preuve de leur sens des responsabilités.

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