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Chammal : 1 000 heures de vol pour les Awacs Français

Les Awacs français ont cumulé 1000 heures de vol au Levant. © Emmanuel Huberdeau

Pour la dernière fois cette année, un AWACS français est déployé au Levant dans le cadre de l'opération Chammal. Ces appareils ont cumulés 1000 heures de vol sur ce théâtre en trois ans.

Le ministère des armées a annoncé, le 26 septembre 2017, le dernier déploiement pour l'année 2017 d'un E3F Awacs de l'armée de l'Air au Levant dans le cadre de l'opération Chammal. En trois ans les appareils de la 36e escadre de C2 aéroporté d'Avord ont cumulé 1 000 heures de vol en une centaine de missions. 

Ces appareils jouent un rôle majeur, bien que souvent oublié, dans le ciel d'Irak et de Syrie. La mission de guet aérien reste le cœur de métier de ces appareils, mais au Levant leurs missions sont plus diverses. La coalition internationale opérant contre Daech en Syrie et en Irak maintient en permanence des appareils de commandement et de contrôle en vol.

Le radar aéroporté et le système IFF des avions AEW&C sont leurs principaux atouts pour avoir une vision globale de la situation aérienne au-dessus du théâtre. Mais, dans un contexte où la menace air-air est quasi inexistante (bien que l'activité aérienne russe mérite d'être suivie), les avions de guet aérien jouent aussi un rôle majeur en termes de conduite des opérations aériennes et de relais de commandement. Avec leurs nombreux systèmes de communication, et notamment des communications satellitaires, les AEW&C permettent aux centres de commandement à terre de maintenir un contact permanent avec les chasseurs qui n'ont pas les mêmes capacités de transmission longue portée.Les Awacs sont donc l'échelon le plus avancé du commandement. Ils gèrent par exemple l'activité des chasseurs et des ravitailleurs. Les liaisons de données permettent à l'équipage de l'avion AEW&C doivent en temps réel une connaissance du niveau de carburant des chasseurs. Ils attribuent donc des créneaux de ravitaillement en fonction des besoins. Une mission qui n'est pas une mince affaire lorsque jusqu'à huit ravitailleurs et des dizaines de chasseurs volent en simultané.

La plus-value de l'AEW&C vient également de l'important travail de synthèse réalisé par l'équipage. Les systèmes embarqués permettent de recueillir des quantités de données impressionnantes qui sont canalisées et agrégées par l'équipage avant d'être redistribuées. L'avion ne relaie donc pas des informations brutes mais des données analysées. En complément des deux missions principales de surveillance et de contrôle, les avions AEW&C français participent à la collecte de renseignement, grâce notamment à leurs systèmes de guerre électronique ou ESM.

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