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CDG Express : Le SNPL rue à son tour dans les brancards

Le SNPL, Syndicat des pilotes de ligne, dénonce "le tour de bonneteau" d'Alain Vidalies, Secrétaire d'Etat notamment chargé des Transports. © ADP

Les incohérences de l'Etat français en matière de politique de transport aérien n'ont pas fini de donner des poussées d'urticaire aux pilotes d'Air France. Après le président d'Air France/KLM, Jean-Marc Janaillac, c'est au tour du SNPL, syndicat des pilotes de ligne, de monter au créneau pour dénoncer la méthode de financement de la future liaison ferroviaire rapide entre Paris et l'aéroport de Paris/Charles de Gaulle.

Baptisée CDG Express, cette liaison doit être financée par une nouvelle taxe sur les billets d'avions émis par les compagnies aériennes desservant l'aéroport. "Une nouvelle fois, l'Etat, qui se prétend stratège, se défausse de son devoir d'aménagement du territoire en n'entendant pas consacrer un centime au développement d'un infrastructure, pourtant reconnue comme essentielle, non seulement pour l'industrie du transport aérien mais aussi pour le développement touristique de toute la région Ile de France", dénonce le SNPL.

Et de poursuivre : "Paris Aéroport, qui dégage pourtant depuis des années de confortables bénéfices, a décidé une nouvelle fois de ponctionner au travers d'une nouvelle taxe sur les billets d'avion ses vaches à lait préférées, les compagnies aériennes". Mieux, "plutôt que de financer l'infrastructure par l'emprunt ou sur les fonds propres du groupe, Augustin de Romanet, son président, estime normal de la faire préfinancer pendant six ans par une industrie déjà exsangue".

Quant au Secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, "plutôt que de s'opposer à cette nouvelle taxe", il propose "de la compenser par la suppression d'une autre, un bel exemple de courage politique". Et le SNPL de rappeler que le rapport Le Roux sur la compétitivité du transport aérien français avait "pourtant démontré sans ambiguïté que l'aérien ne pouvait plus supporter de taxes supplémentaires et qu'il était urgent de réduire drastiquement le poids de celles existantes".

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