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CASALPS : Entraînement à l'appui aérien en Montagne

Un Fennec de l'armée de l'Air a participé à l'exercice organisé par le 93e Régiment d'Artillerie de Montage © Emmanuel Huberdeau

Le combat en montagne comprend de nombreuses spécificités auxquelles l'appui aérien rapproché n'échappe pas. Les contrôleurs aériens avancés (JTAC), chargés de guider les moyens aériens lors d'un combat au sol, doivent donc être formés spécifiquement pour ce cadre géographique.


C'est pourquoi, pendant deux semaines, le 93e Régiment d'Artillerie de Montagne (RAM) a organisé l'exercice CASALPS dans les montagnes entourant Grenoble afin d'y préparer ses JTAC, mais aussi des spécialistes italiens et néerlandais et les pilotes de l'armée de l'Air et de l'armée de Terre. Plusieurs chasseurs ont été impliqués mais aussi des hélicoptères Gazelle de l'ALAT et des Fennec de l'armée de l'Air. Un appareil qui peut être équipé d'un canon de 20 mm ou qui peut embarquer des tireurs d'élite. Des instructeurs du centre de formation à l'appui aérien de Nancy étaient également présents.

La première difficulté pour les JTAC vient du poids des équipements (Radios, Jumelles thermiques, pointeurs lasers …) devant être transportés en montagne et qui complique les déplacements. Il faut donc des troupes aguerries à ce milieu. Le relief cloisonne le champs d'action des combattants et contraint souvent le champs de vision des JTAC. Ce qui rend plus délicat leur tache, qui est d'avoir une appréciation claire des combats au sol afin de pouvoir y intégrer les moyens aériens. La désignation des objectifs par les systèmes lasers est également plus compliquée. L'entrainement permet aux troupes de mieux appréhender ce milieu et les procédures spécifiques liées aux opérations en Montagne

Pour les aéronefs le combat en montagne est très particulier. Les zones d'évolution sont réduites et les conditions de vol des hélicoptères peuvent varier en fonction de l'altitude. Il est important que le JTAC connaissent ces contraintes pour proposer aux pilotes les bon axes de vol ou de largage de leur armement. D'autant que les appareils peuvent se retrouver à un niveau de vol moins élevé que les menaces éventuelles et donc en situation de vulnérabilité.

La déconfliction des moyens d'appui est également complexe. En montagne, l'artillerie privilégie des tirs avec des trajectoires très verticales. Pour un tir à 15 km, un système Caesar peut tirer avec une flèche de plus de 9 000 mètres. Il faut donc très finement étager et espacer les moyens impliqués pour éviter les accidents.

Au sein des armées françaises, le 93e RAM est le détenteur de ce savoir faire spécifique qui a été appliqué pendant plusieurs années en Afghanistan. Le lien avec les JTAC néerlandais date d'ailleurs de cette époque. Les Pays-Bas n'ont pas de troupes de montagne, mais français et néerlandais ont souvent été amenés à collaborer en Afghanistan. Leur présence avec celle des parachutistes de montagne italien permet aussi de multiplier les accents, comme en opération, sur les fréquences.

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