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BepiColombo en route vers Mercure

La Wallonie veut soutenir sa filière spatiale commerciale et non plus seulement les grands programmes européens. © J.-M. Guillon / ESA - CNES - Arianespace / Optique Vidéo du CSG

La sonde européano-japonaise a entamé un voyage au long cours pour rejoindre la première planète du système solaire. C’est la troisième mission de ce type depuis les débuts de l’exploration spatiale.

Démarré depuis le Centre spatial guyanais le 20 octobre à 1 h 45 UTC, le 101e lancement d’Ariane 5 (vol VA 245) a permis d’expédier la sonde européano-japonaise BepiColombo vers la planète Mercure, encore mal connue des planétologues. Jusqu’à présent en effet, seules les sondes américaines Mariner 10 et Messenger, entre 1974-1975 et 2011-2015, avaient étudié la planète la plus proche du Soleil et la plus petite des planètes telluriques.

La mission d’Arianespace a duré un peu moins de 27 minutes. Mais la mécanique céleste empêchant un vol direct peu gourmand en ergols, la sonde (que nous avions pu voir à Kourou en juin dernier) va devoir effectuer un périple de 8,5 milliards de kilomètres, qui doit s’achever en décembre 2025, après un survol de la Terre, deux survols de Vénus et six survols de Mercure.

 

Deux orbiteurs distincts.

La sonde se compose de deux orbiteurs distincts : MMO (Mercury Magnetospheric Orbiter), fournie par l’agence spatiale japonaise (Jaxa), et MPO (Mercury Planetary Orbiter), fournie par l’Agence spatiale européenne (ESA).

La première est équipée de 5 instruments scientifiques. Elle s’intéressera à la magnétosphère et au champ magnétique de Mercure. La seconde compte 11 instruments. Elle étudiera la surface et la structure interne de la planète.

Dans le cadre d'un consortium rassemblant 83 entreprises issues de 16 pays européens, Airbus Defence and Space, avec l’aide de Thales Alenia Space, s’est vu confier la construction de l’orbiteur européen MTO, du module de transfert MTM (abritant MMO et MTO) et du bouclier thermique du module d’interface Mosif.

 

Six expériences à contributions françaises.

La mission nominale de BepiColombo autour de Mercure doit durer un an, mais pourra être prolongée d'une année supplémentaire.

Sous la maîtrise d’ouvrage du Cnes, huit laboratoires français liés au CNRS contribuent à six des seize expériences scientifiques embarquées : l’IAS, l’IPGP, l’IRAP, le Lam, le Latmos, le Lesia, le LPC2E et le LPP.

Le Latmos est en particulier responsable de la réalisation du spectromètre ultraviolet Phebus, dédié à l’étude de l’exosphère de Mercure.

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