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Armée de l'Air : Les risques de la suractivité

Les Mirage 2000D volent quasiment 1 000 heures par an © Emmanuel Huberdeau

C'est un constat là aussi alarmant. Dans un avis rendu au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées sur le projet de loi de finances pour 2017, le député Christophe Guilloteau, expose les risques liés à la surexploitation des matériels de l'armée de l'Air.

Selon son rapport, "la situation de suractivité et de surintensité fragilise non seulement la régénération organique de l’armée de l’air, mais pourrait obérer à court terme la poursuite de l’effort de remontée d’activité globale". M.Guilloteau prend pour exemple la flotte de Mirage 2000D. Ces appareils ont été conçus pour un total de 7 500 heures de vol en 30 ans de durée de vie. Or les Mirage 2000D réalisent près de 1 000 heures de vol par an dans le cadre des opérations actuelles. La suractivité pourrait donc entrainer une réduction de la durée de vie des matériels.

D'autres flottes sont au contraire touchées par des problèmes de disponibilité. Les appareils de transport en particulier sont touchés par un faible taux de disponibilité souligne M.Guilloteau. La flotte de C-130 est exposée au fort volume d'opérations de maintenance en profondeur réalisées par les industriels, puisqu’au cycle de révisions soutenues s’ajoute un chantier de rénovation, et à un taux élevé de pannes sur les moteurs. Pour les A400M il s'agit de problèmes de maturité mais aussi de difficultés liées aux problèmes techniques rencontrés sur les moteurs.

Du point de vue des ravitailleurs en vol C-135, on constate une amélioration de la disponibilité qui reste cependant "soumise à de lourdes contraintes logistiques".

Le problème des pods est aussi mis en avant. Les nacelles de désignation laser sont indispensables pour les missions de bombardement. Cependant le taux de disponibilité du parc, composé de trois types de systèmes de différentes génération, est de 55%. Il faut composer avec un 21 pods Damoclès. Là aussi les équipements sont confrontés à un vieillissement prématuré. La livraison rapide du pod Talios, remplaçant du Damoclès est donc impérative pour éviter une rupture capacitaire.

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Commentaires

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  1. jacques CHAVONNET
    le 15/11/16 à 11h33

    Nous sommes en état de guerre : il appartient au Président de la République de déterminer les besoins militaires que cette situation exige et d'ajuster ceux que requièrent la présente situation nos armées de l'air et de l'aéronavale fortement sollicités dans ce genre d'opérations. Il est scandaleux qu'une partie de nos forces aériennes soient clouées au sol par un manque de pièces détachées et donc de financement L'age d'une flotte, comme dans le civil, se mesure en fonction du nombre d'heures d'utilisation des appareils qui dépend du contexte politique mondial, difficilement prévisible. Dans ces conditions, et plus généralement le budget de notre Défense Nationale, est nettement insuffisant pour faire face à la présente situation et celle raisonnablement anticipée (gouverner c'est prévoir !)


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