Logo Air & Cosmos

1er site francophone d'actualité aéronautique et spatiale

Actualité Espace Actualité lanceurs spatiaux

Airbus Safran Launchers devient actionnaire d'Arianespace à 74%

Arianespace dispose actuellement d'une gamme de trois lanceurs. De gauche à droite : Vega, Ariane 5 et Soyouz. © D. Ducrocs-ESA/CNES/Arianespace

Le rachat, par Airbus Safran Launchers, des parts du capital d'Arianespace détenues par Cnes, a enfin été officialisé le 30 novembre. La décision officielle initiale remontait à juin 2015.

La recapitalisation de l'opérateur de lancements sera finalement effective le 31 décembre. La société Airbus Safran Launchers (créée en janvier 2015 et effective depuis le 30 juin dernier), le maître d’œuvre industriel d’Ariane 5 et de la future Ariane 6 (dont le contrat a été finalisé le 9 novembre dernier), va en effet pouvoir racheter les 34,68% de participation du Cnes et ainsi porter sa participation à 74% dans le capital d'Arianespace.

L'accord initial avec l'État français et le Cnes avait été officialisé le 15 juin 2015, mais le dossier avait été bloqué durant plusieurs mois, la commission chargée de la politique de concurrence au sein de la Commission européenne s’inquiètant des éventuels effets néfastes de cette acquisition.

Malgré ce changement de gouvernance, qui s'inscrit dans la réorganisation de la filière spatiale européenne opérée depuis deux ans, le leader mondial des lancements de satellites commerciaux reste une société à part entière.

Réactions officielles.

« Alors que les Etats membres de l’Agence spatiale européenne viennent de confirmer définitivement le développement d’Ariane 6, cette évolution de l’actionnariat d’Arianespace finalise la mise en place d’une nouvelle gouvernance des lanceurs en Europe. Ensemble, nous serons plus efficaces pour apporter des solutions performantes à nos clients et pour développer de nouvelles synergies opérationnelles tant pour Ariane 5 que pour la future Ariane 6.
En effet, cette évolution de l’actionnariat permet de conserver tous les facteurs clés de succès d’Arianespace, qui lui ont permis de devenir leader mondial des services de lancement, en particulier sa liberté d’action et sa réactivité lui permettant de s’adapter aux évolutions d’un marché de plus en plus concurrentiel. Elle s’inscrit aussi dans le respect du rôle des autres actionnaires d’Arianespace, et bénéficiera également aux lanceurs Vega et Soyouz.
Je tiens également à rendre hommage au Cnes, acteur essentiel français et européen en matière d’accès autonome à l’espace, dont le soutien et l'engagement ont permis cette évolution majeure de la gouvernance des lanceurs spatiaux en Europe. »

Alain Charmeau, président exécutif d’Airbus Safran Launchers

« Cette opération de vente des parts du Cnes dans le capital d’Arianespace est une étape supplémentaire dans la restructuration du secteur européen des lanceurs, décidée par les Etats membres de l’Agence spatiale européenne, à l’initiative de la France, sur proposition du Cnes. Cette restructuration comprend trois volets : le développement du nouveau lanceur Ariane 6 et de Vega-C afin de diviser par deux le coût au kilo des lancements par rapport à Ariane 5, le soutien à l’exploitation d’Ariane 5 en attendant l’arrivée d’Ariane 6 et la simplification de l’organisation du secteur européen des lanceurs autour de trois acteurs clés, l’ESA, le Cnes et Airbus Safran Launchers. L’ensemble devrait permettre à l’Europe de conserver sa place de numéro 1 mondial des services de lancement, conquise de haute lutte au cours des 35 dernières années. »

Jean-Yves Le Gall, président du Cnes

« Après la signature le 9 novembre du contrat Ariane 6 au siège de l’ESA, l’évolution du capital d’Arianespace donne un coup de boost décisif à la refondation de la filière des lanceurs européens pour le plus grand bénéfice de nos clients. En renforçant les liens entre l’industrie et le marché, la montée d’Airbus Safran Launchers au capital d’Arianespace va permettre une exploitation toujours plus agile d’Ariane tout en offrant des opportunités nouvelles aux salariés d’Arianespace. Nouveau censeur à notre Conseil, le CNES restera également notre partenaire quotidien au Centre spatial guyanais. Forte de sa gamme de lanceurs Ariane, Soyuz, Vega, Arianespace poursuivra sa mission d’autonomie d’accès à l’espace au profit de l’ESA et des institutions européennes. Elle gardera un lien fort avec ses actionnaires minoritaires représentant l’industrie européenne des lanceurs et continuera naturellement à travailler avec l’ensemble des constructeurs de satellites. Nous sommes désormais en ordre de bataille pour préparer, puis réussir, l’exploitation de nos deux prochains lanceurs : Vega C, dès 2019, puis Ariane 6, à partir de 2020. La fabuleuse aventure d’Arianespace franchit une étape nouvelle !»

Stéphane Israël, PDG d’Arianespace

 

 

Mots Clés :

A lire également

Commentaires

Réagir

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.