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200 jeunes passionnés d’espace réunis au C’Space

Le club autrichien Tu Wien prépare sa pointe STR-08. © Pierre-François Mouriaux / Air & Cosmos

Pour la quatrième année consécutive, le camp militaire de Ger du 1er RHP a accueilli la campagne nationale de lancements de projets aérospatiaux de jeunes, organisée par le Cnes et l’association Planète Sciences.

Depuis 1963, le C’Space est devenu le rendez-vous annuel des jeunes constructeurs de fusées expérimentales, mais aussi de minifusées, de cansats et de ballons stratosphériques. Les « fusex » peuvent mesurer jusqu’à 3 m de haut, peser jusqu’à 15 kg et atteindre 3 km d’altitude en 15 secondes, grâce à des propulseurs à poudre fournis par le Cnes. Les « minifs » mesurent généralement 1 m, et décrivent des vols paraboliques culminant à environ 500 m. Les cansats sont des charges utiles miniaturisées (de 33 cl ou 1 l), larguées sous ballon captif stationné à 150 m. Enfin, les ballons expérimentaux embarquent durant 2 h 30 des nacelles d’une masse maximale de 2,5 kg, à des altitudes variant entre 20 et 40 km.

Depuis 2015, le C’Space est accueilli chaque été durant une semaine près de Tarbes (Hautes Pyrénées), sur le camp de Ger du Premier régiment de hussards parachutistes (RHP). Il offre aux clubs le gîte et le couvert, leur met à disposition des ateliers pour la préparation des projets, les différents contrôles et les vols simulés sur table, ainsi qu’un terrain de plus de 150 hectares, pour les opérations de lancement, qui se déroulent du mardi au vendredi. Celles-ci sont assurées par équipes composées d’agents du Cnes et de bénévoles de Planète Sciences, la manipulation finale des propulseurs des fusées expérimentales étant assurée par des pyrotechniciens du Cnes.

 

Une campagne unique au monde.

Cette année, du 14 au 21 juillet, ce sont 26 clubs qui se sont rassemblés, soit 200 jeunes de 10 à 27 ans, avec une participation féminine de 10 %. Comme en 2017, quatre clubs étrangers étaient également présents, en provenance d’Autriche, du Japon, du Pérou et de la Russie. Pas moins de 88 projets au total étaient inscrits.

Pour Guy Préaux, le nouveau président de Planète Sciences, « ces jeunes ont une chance assez unique dans le monde d'avoir le Cnes et l'armée pour pouvoir lancer leurs fusées dans de parfaites conditions de sécurité, avec toute la logistique et l'encadrement technique qui vont avec. Et la France a de la chance que des jeunes puissent faire cela, car on va ensuite les retrouver pour la plupart dans l'industrie, l'armée, l'université ou la recherche. L'investissement qui est fait peut paraître important au départ, mais me semble très rentable à l'arrivée. C'est un mode d'éducation moderne et efficace, entre passion et plaisir. D'ailleurs, plusieurs industriels l'ont bien compris et soutiennent certains projets, comme ArianeGroup, Safran ou Thales, pour repérer les talents. »

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